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<managingEditor>francis.razon@maka-protected.com</managingEditor>
<webMaster>frs.petit@laposte.net</webMaster>
<title>MAKA-PROTECTED</title>
<link>http://www.maka-protected.com</link>
<description>Maka, Observatoire de la Nature, de la Terre et de l'Espace.</description>
<copyright>MediaWeb</copyright>
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<title>Les Actualités</title>
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<language>fr</language>
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<title><![CDATA[Record d'ancienneté pour des éponges]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-09-06 09:49 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edisgp6.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Terre&nbsp;</font></b><br><DIV>Des fossiles d'éponges vieux d'environ 650 millions d'années découverts en Australie repousseraient encore la date de l'apparition des premiers animaux sur Terre. Les éponges, ces organismes aquatiques aux caractères très primitifs, qui filtrent l'eau pour se nourrir, sont-elles les héritières des plus anciens animaux apparus sur la planète? </DIV>
<P>C'est ce que suggère la découverte de fossiles dans des roches australiennes datant de 640 à 650 millions d'années. Selon le géologue Adam Maloof, de l'Université de Princeton (E-U), les curieuses structures fossilisées présentes dans ces couches sédimentaires auraient été laissées par des éponges. Il s'agirait alors des plus anciennes traces d'animaux connues sur Terre.</P>
<P>Reconstitution en 3D<BR>Maloof et la doctorante Catherine Rose étudiaient dans le sud de l'Australie des dépôts de la glaciation du Marinoen, qui a transformé la Terre en «boule neige» il y a 635 millions d'années. Intrigués par les formes visibles dans ces roches, les chercheurs ont mis en place une nouvelle technique pour pouvoir reconstituer les fossiles en 3D.</P>
<P>Ne pouvant pas extraire les fossiles de la roche, Adam Maloof et ses collègues les ont découpés en très fines tranches, en photographiant chaque coupe. Les 500 tranches de 50 microns d'épaisseur (plus fin qu'un cheveu) ont ensuite permis aux experts de la société américaine Situ Studio de reconstituer la structure des fossiles en 3D (voir une vidéo de démonstration). C'est ainsi qu'apparaissent les différents canaux traversant ces organismes, comme les éponges actuelles.</P>
<P>Survivantes de la glaciation?<BR>Ces résultats repoussent de 70 millions d'années les plus anciennes preuves de l'existence d'une vie animale sur Terre. Ils impliquent également que ces animaux se soient développés avant la glaciation du Marinoen et suggèrent qu'ils y aient survécu.</P>
<P>Même si ces conclusions, publiées aujourd'hui dans la revue Nature Geoscience, demandent à être consolidées par d'autres observations, elles ne sont pas totalement isolées. </P>
<P>Des études génétiques se basant sur la rapidité des évolutions au sein d'une espèce ou d'une famille (le principe de l'horloge moléculaire), estiment que les éponges sont apparues il y a entre 600 et 700 millions d'années. Par ailleurs une étude publiée l'année dernière suggérait la présence d'éponges dans des sédiments vieux de 635 millions d'années, dans le bassin d'Oman.</P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Sciences et Avenir</EM></FONT> </P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Un demi-million d'astéroïdes recensés]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-09-06 10:08 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edifun4.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Espace&nbsp;</font></b><br>Presque deux siècles après la découverte du premier astéroïde, plus d'un demi-million de ces cailloux célestes sont actuellement répertoriés. Un rythme de découvertes qui n'a cessé de s'accélérer avec la mise en place de programmes de surveillance automatique du ciel. 
<P></P>
<P>Le premier jour du 19e siècle, un astronome italien, G. Piazzi, découvrait Cérès, le premier et le plus gros des astéroïdes, reclassé dernièrement planète naine en raison de sa taille (950 kilomètres). Pallas, Junon et Vesta furent découverts les six années suivantes, puis d'autres suivirent au rythme du développement des instruments astronomiques et des techniques de détection : plaques photographiques, pellicules, récepteurs électroniques. En 1868 on dénombrait cent astéroïdes, mille en 1921 et dix mille en 1989. </P>
<P>La plupart de ces corps circulent dans une ceinture dont l'orbite se situe entre celles de Mars et Jupiter. Ils intéressent beaucoup les scientifiques pour deux raisons. Tout d'abord la découverte d'acides aminés dans certaines météorites laisse penser que l'apparition de la vie sur Terre aurait pu être directement liée à la chute de ces corps. D'autre part, certains circulent sur des orbites qui les amènent périodiquement à proximité de la Terre. Ce sont les géocroiseurs. <BR>Les plus petits (heureusement les plus nombreux) se désintègrent dans l'atmosphère. La rencontre avec un géocroiseur de grande taille aurait des conséquences catastrophiques. C'est pourquoi depuis une trentaine d'années les astronomes ont mis en place différents réseaux de détection automatisée d'objets célestes mobiles, comme les comètes et les astéroïdes. </P>
<P>Des découvertes à foison<BR>&nbsp;<BR>C'est d'abord le projet Spacewatch, lancé en 1980 par l'Université de l'Arizona. Deux télescopes, l'un de 90 centimètres de diamètre et l'autre deux fois plus gros, furent réservés à la traque des comètes et astéroïdes. Ce réseau, le plus ancien, fournit une base d'images inestimable quand il s'agit de rechercher d'anciennes traces d'astéroïdes géocroiseurs pour affiner leur trajectoire, comme ce fut le cas en 2007 avec le dangereux Apophis</P>
<P>Neat (pour Near Earth Asteroid Tracking) débuta fin 1995 en utilisant deux télescopes automatisés, l'un à Hawaï et l'autre à l'Observatoire du Mont Palomar. Outre des milliers d'astéroïdes, Neat a donné son nom à une belle comète découverte en août 2001 et qui fut observable à l'½il nu en mai 2004. Le troisième et le plus important de tous ces programmes de surveillance est Linear (pour Lincoln Near-Earth Asteroid Research), lancé en 1996 : un, puis deux et maintenant trois télescopes de 1 mètre de diamètre installés au Nouveau-Mexique sont équipés de caméras CCD grand champ. </P>
<P>Ce réseau très efficace a déjà découvert plus de 300.000 astéroïdes, parvenant même il y a quelques mois à photographier la collision de deux d'entre eux. A ces réseaux principalement dédiés à la recherche des astéroïdes on peut ajouter divers instruments qui en découvrent dans le cadre d'autres observations. C'est le cas du télescope spatial Wise qui a déniché récemment des astéroïdes sombres qui ne sont visibles qu'en infrarouge. </P>
<P>Pour continuer à répertorier les astéroïdes et se préparer à une possible collision avec un corps de grande taille, des experts internationaux rassemblés au début de l'année ont préconisé la mise en place d'un réseau mondial de surveillance. Car même si le Minor Planet Center dispose actuellement d'informations sur près de 530.000 astéroïdes, il reste encore à recenser de nombreux objets potentiellement dangereux et à en connaître la composition. </P>
<P><EM><FONT size=1>Source : Futura Sciences / Crédit : L. Bret - Ciel et Espace</FONT></EM></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les chimpanzés déjouent les pièges]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-09-06 10:10 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edijznz.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Nature, Faune & Flore&nbsp;</font></b><br>Dans les forêts d'Ouganda, de Tanzanie ou de Côte d'Ivoire les primatologues rapportent de nombreux cas de chimpanzés blessés par des pièges posés par les braconniers. Curieusement, ces incidents sont très rares chez les chimpanzés de la communauté de Bossou, au sud-est de la Guinée, suivis par des primatologues depuis les années 70. 
<P></P>
<P>Blessés par les collets<BR>Bossou est un village entouré par des collines couvertes de forêt primaire et secondaire. A la lisère entre champs et forêts, il n'est pas rare de trouver des pièges posés par des braconniers. Si les chimpanzés de Bossou sont rarement blessés, c'est qu'ils ont appris à les identifier et même à les désactiver, affirment deux primatologues japonais.</P>
<P>En plus de 200 jours d'observations, Gaku Ohashi et Tetsuro Matsuzawa ont vu à six reprises des chimpanzés mâles tenter de casser des collets installés par la population Manon de Bossou. Il s'agit d'une boucle faite avec un fil métallique (souvent un câble de frein de bicyclette), reliée à une liane qui est tendue par un bâton en forme d'arc. Lorsqu'un animal passe la tête ou une patte dans la boucle métallique le piège se détend et le collet se resserre. Même si l'animal n'est pas tué, les fils de fer entaillent les chairs et laissent souvent de profondes blessures.</P>
<P>Pièges désactivés<BR>Non seulement les chimpanzés ont été capables à plusieurs reprises de repérer les pièges pourtant bien cachés dans les plantes, mais ils ont tenté de les casser en tirant sur le bâton. Ils ont donc compris comment les désactiver sans toucher la partie dangereuse, relèvent les deux primatologues, qui publient un article dans la revue Primates. Les chercheurs ont assisté à deux tentatives réussies de destruction de pièges par les chimpanzés de Bossou. </P>
<P>Pourquoi ces chimpanzés-là ont-ils appris à se méfier des pièges des chasseurs mieux que leurs congénères de Tanzanie ou de Côte d'Ivoire? Peut-être parce que la cohabitation avec les hommes est ancienne à Bossou, suggèrent Ohashi et Matsuzawa.</P>
<P>Apprentissage et transmission<BR>Les Manon ne tuent pas les chimpanzés, leurs croyances interdisent de chasser et de manger la viande de ces singes, précisent les chercheurs sur leur site internet. De plus les jeunes chimpanzés regardent les adultes défaire les pièges et, une fois qu'ils sont inoffensifs, ils les manipulent, ont constaté les primatologues. Ce savoir-faire serait ainsi transmis de génération en génération chez les grands singes.</P>
<P><EM><FONT size=1>Source : Sciances et Avenir</FONT></EM> </P>]]></description>
</item>
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<title><![CDATA[Que devient le pétrole de Deepwater Horizon ?]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=95&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-09-06 10:14 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=95&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi50ru.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Environnement & Société&nbsp;</font></b><br>Dans le golfe du Mexique, reste-t-il un quart du pétrole échappé de la fuite du forage Deepwater Horizon, ou trois-quarts ? Est-il dégradé rapidement par les microorganismes ? Les estimations divergent. 
<P></P>
<P>L'explosion de la plateforme de forage Deepwater Horizon dans le Golfe du Mexique, le 20 avril dernier, a provoqué la fuite de 780 millions de litres (soit 680 000 tonnes) de pétrole brut jusqu'au 15 juillet, date de la mise en place d'un « bouchon » efficace. La marée noire représente trois Amoco-Cadiz (223 000 tonnes), ce qui la place au troisième rang des catastrophes de ce type après la Guerre du Golfe et l'accident de la plate-forme Ixtoc 1 — dans le Golfe du Mexique déjà — en 1979. Mais que devient ce pétrole ? Des travaux contradictoires ont été publiés ces dernières semaines.</P>
<P>Le 4 août, un rapport de l'Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA) estimait, à partir d'une méthode dénommée « oil budget tool », que seuls 26 pour cent du pétrole répandu se trouvait encore dans l'eau près de la surface ou sur le rivage. Le reste (74 %) se serait dissous puis évaporé (25 %), se serait scindé en microgouttelettes, naturellement (16 %) ou sous l'effet des dispersants chimiques (8 %), aurait été brûlé (5 %) ou récupéré à la sortie du puits (17 %) et à la surface (3 %). La plus grande partie des 26 pour cent restants serait en voie de biodégradation.</P>
<P>Mais le 16 août, des scientifiques du Georgia Sea Grant Program, dirigé par Chuck Hopkinson à l'Université de Georgie, ont révélé une tout autre conclusion : 70 à 79 pour cent du pétrole déversé et non récupéré à la sortie du puits (461 à 508 millions de litres) se trouveraient encore dans l'écosystème marin. Ces chercheurs estiment abusif de présenter le pétrole dissous ou dispersé comme ayant été éliminé alors qu'il peut rester toxique. Ils contestent par ailleurs le taux de biodégradation utilisé par l'agence fédérale sur la base de précédentes marées noires. En effet, le pétrole, lorsqu'il est en profondeur, est décomposé beaucoup moins vite par les microorganismes en raison de la basse température de l'eau, qui freine le métabolisme cellulaire. En réalité, on ignore à quelle vitesse se produit la biodégradation de cette marée noire, indiquent-ils. De plus, la dégradation concerne d'abord les hydrocarbures à courte chaîne, qui ne sont pas les plus toxiques, ceux-ci étant les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP).</P>
<P>L'autre bémol est apporté au volume de pétrole évaporé. Pour qu'il y ait évaporation, il faut que le pétrole sous forme dissoute soit en contact avec l'atmosphère. Or on ignore la répartition du pétrole selon la profondeur et donc la proportion proche de la surface. Selon C. Hopkinson et ses collègues, l'estimation la plus probable du taux d'évaporation tourne entre 8 et 12 pour cent du volume non récupéré à la sortie du puits, contre 30 pour cent dans l'estimation fédérale (25 pour cent du volume total sortant du puits).</P>
<P>Jean Oudot, professeur au Muséum national d'histoire naturelle, dans le laboratoire Écosystèmes et interactions toxiques, à Paris, nuance ces deux études. Elles raisonnent comme si le pétrole brut était constitué d'une unique fraction ; or c'est un mélange de milliers de composés, explique-t-il. Les plus légers s'évaporent ou se dissolvent, et l'estimation avancée de 25 pour cent semble raisonnable pour un pétrole brut léger. Les composés de masse moyenne sont dégradés par photooxydation et par les microorganismes. Mais cette dégradation ne représente au mieux que 50 à 60 pour cent du volume. Une partie des composés dégradés donne des molécules stables, de toxicité inconnue, qui précipitent avec certains composés lourds. La catastrophe de l'Amoco-Cadiz a bien montré que les 20 à 30 pour cent restants, les fractions lourdes (résines, asphaltènes, vraisemblablement non toxiques, et HAP, composés toxiques), sont non dégradables et sédimentent au fond de la mer, où elles demeurent indéfiniment. Notons aussi que 30 pour cent du pétrole brûlé sont constitués de fractions lourdes, et restent en mer, ajoute Jean Oudot.</P>
<P>Selon une troisième étude, réalisée par l'Institution océanographique Woods Hole, dans le Massachusetts, sur un panache de pétrole profond (–1 100 mètres) observé par un véhicule sous-marin automatisé, Sentry, en juin dernier, la concentration d'oxygène dissous mesurée indique un faible taux d'activité biologique, ce qui signifierait que les microorganismes étaient peu actifs et donc la biodégradation peu intense. Cependant, des chercheurs du Laboratoire national Lawrence Berkeley, en Californie, ont trouvé dans ce panache profond une proportion élevée de protéobactéries gamma, connues pour dégrader les hydrocarbures à basse température. La détection, dans les échantillons prélevés (à partir de deux navires), de divers acides gras et d'ADN indiquerait que la biodégradation du pétrole était déjà en marche au mois de juin en profondeur.</P>
<P>« En fait, aucun de ces articles ne permet d'estimer le taux de biodégradation du pétrole, juge Jean Oudot. C'est un peu surprenant car en principe la composition du pétrole donne déjà de bonnes indications. » Dans quelle mesure les diverses espèces de microorganismes agissent-elles ? En combien de temps digéreront-elles le volume colossal d'hydrocarbures de masse moyenne répandue? Quels seront les effets des fractions lourdes toxiques ? Réponse, peut-être, dans quelques mois ou années.</P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Pour la Science</EM></FONT></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les bactéries s'entraident pour mieux résister]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=99&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-09-06 10:15 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=99&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edid9b1.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Fondamental&nbsp;</font></b><br>Chez des bactéries confrontées à l'action meurtrière des antibiotiques, le chacun pour soi n'est pas la règle. Une nouvelle étude révèle que ces microorganismes s'entraident pour résister. Les bactéries seraient capables d'altruisme, rien de moins. Autrement dit, d'après les termes du Petit Robert de la langue française, elles seraient disposées à «s'intéresser et à se dévouer à autrui». Telle est l'étonnante conclusion d'une étude sur la façon dont les bactéries parviennent à résister aux traitements antibiotiques.
<P>L'étude des biofilms bactériens avait déjà révélé la capacité d'action collective de ces microorganismes : les microcolonies sécrètent une sorte d'enveloppe qui les protège (lire Bactéries: l'union sacrée depuis l'aube de la vie). Allant plus loin, James Collins (Boston University, Wyss Institute, États-Unis) et ses collaborateurs ont découvert une véritable entraide chez les bactéries.</P>
<P>Sélection naturelle et solidarité<BR>L'apparition de bactéries résistantes à un antibiotique s'apparente globalement à une lutte pour la survie: face aux attaques répétées des antibiotiques, des mutations génétiques apparaissent chez certaines bactéries, leur permettant de survivre. Il se crée ainsi une souche résistance que le mécanisme de sélection naturelle favorise, au détriment des plus faibles. </P>
<P>Pour étudier ces mécanismes en détail, l'équipe de Collins a soumis une population d'Escherichia coli à des doses croissantes d'antibiotiques (norfloxacine ou gentamicine). Les chercheurs ont mesuré la vitesse de multiplication des cellules bactériennes. D'abord freinée, la croissance des colonies repartait au bout de quelques jours. Après dix jours de ce traitement, les chercheurs ont isolé les bactéries résistantes dans leurs cultures. Ils ont ainsi constaté que la capacité de résistance de l'ensemble de la population était plus importante que celle d'individus isolés.</P>
<P>Une minorité très résistante<BR>Seule une minorité d'individus hautement résistants se distinguent, expliquent les chercheurs dans la revue Nature. Ces mutants (moins de 1% de l'ensemble) aident les autres en produisant un composé, l'indole, qui aident les cellules à lutter contre le stress oxydatif et à se débarrasser des antibiotiques. Cela évite aux plus faibles de mourir et leur donne du temps pour acquérir à leur tour des résistances.</P>
<P>Produire l'indole n'est pas gratuit pour les mutants : cela ralentit leur propre croissance, ont observé les chercheurs, qui qualifient donc ce comportement d'altruiste.</P>
<P>L'émergence des résistances aux antibiotiques chez les bactéries est un phénomène bien connu : depuis longtemps biologistes et médecins appellent à la vigilance, sachant que de nombreuses maladies bactériennes deviennent plus difficiles à soigner. Ces travaux permettent de mieux comprendre comment les bactéries s'organisent. Et montrent que même des souches a priori très sensibles aux antibiotiques peuvent survivre grâce à l'action collective.</P>
<DIV><EM><FONT size=1>Source : Sciences et Avenir <BR><BR></FONT></EM><EM><FONT size=1>Des bactéries E.coli vues au microscope électronique à balayage.</FONT></EM> </DIV>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Une vie pluricellulaire de deux milliards d'années]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-07-04 09:24 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi708b.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Terre&nbsp;</font></b><br>La découverte au Gabon de plus de 250 fossiles en excellent état de conservation apporte, pour la première fois, la preuve de l'existence d'organismes pluricellulaires il y a 2,1 milliards d'années. Une avancée capitale : jusqu'à présent, les premières formes de vie complexe (dotée de plusieurs cellules) remontaient à 600 millions d'années environ. De formes et de dimensions diverses, ces nouveaux fossiles supposent une origine de la vie organisée et complexe beaucoup plus précoce que celle admise jusqu'à aujourd'hui. Ils révisent ainsi nos connaissances actuelles sur l'apparition de la vie. Ces spécimens ont été découverts puis étudiés par une équipe internationale&nbsp; et pluridisciplinaire de chercheurs coordonnée par Abderrazak El Albani du laboratoire « Hydrogéologie, argiles, sols et altérations » (CNRS/Université de Poitiers). Publiés le 1er juillet dans Nature, leurs travaux feront la couverture de la revue.<BR>Les premières traces de vie sont apparues il y a environ trois milliards et demi d'années : il s'agissait&nbsp; d'organismes procaryotes, c'est-à-dire privés de noyau. Autre événement majeur dans l'histoire de la vie, « l'explosion cambrienne », autour de 600 millions d'années, marque la prolifération du nombre d'espèces vivantes, accompagnée d'une hausse subite de la concentration en oxygène dans l'atmosphère. Mais que se passe-t-il entre 3,5 milliards et 600 millions d'années ? Sur cette période appelée le Protérozoïque, les scientifiques disposent de très peu d'informations. Or, c'est au cours de cette époque cruciale que la vie se diversifie : aux procaryotes s'ajoutent les eucaryotes, organismes uni ou pluricellulaires dont l'organisation et le métabolisme sont plus complexes. De grande taille, ces êtres vivants s'opposent notamment aux procaryotes par la présence de cellules qui possèdent un noyau contenant l'ADN. 
<P></P>
<P>En étudiant le paléoenvironnement d'un site fossilifère situé à Franceville au Gabon, Abderrazak El Albani et son équipe ont mis au jour en 2008, de manière tout à fait inattendue, des restes fossiles parfaitement préservés dans des sédiments âgés de 2,1 milliards d'années. Plus de 250 fossiles ont été récoltés à ce jour, parmi lesquels une centaine a été étudiée en détail. Leur morphologie ne peut s'expliquer par des mécanismes purement chimiques ou physiques. D'une taille atteignant 10 à 12 centimètres, trop grands et trop complexes pour être des procaryotes ou des eucaryotes unicellulaires, ces spécimens présentent des formes diversifiées, établissant que différents types de vie co-existaient durant le début du Protérozoïque. Car il s'agit bel et bien de matière vivante fossilisée !<BR>Pour le démontrer, les chercheurs se sont appuyés sur plusieurs techniques de pointe qui permettent de cerner la nature des échantillons et de reconstruire leur environnement. Grâce à une sonde ionique capable de mesurer le contenu des isotopes du soufre, la distribution relative de la matière organique a été précisément cartographiée. Cette matière est ce qu'il reste de l'organisme vivant, qui s'est transformé en pyrite (un minéral formé de disulfure de fer) au cours de la fossilisation. Les chercheurs ont ainsi pu distinguer le fossile du sédiment gabonais (constitué d'argiles). De plus, en utilisant un scanner tridimensionnel à haute résolution ultra-perfectionné (aussi appelé microtomographe X), ils ont pu reconstituer les échantillons dans leurs trois dimensions et surtout apprécier leur degré d'organisation interne dans les moindres détails, sans en compromettre l'intégrité. La méthode est en effet non invasive. La forme aboutie et régulière de ces fossiles indique un degré d'organisation pluricellulaire. Ces organismes vivaient en colonies : plus de 40 spécimens au demi-mètre carré ont parfois été recueillis. Ils constituent donc à ce jour les eucaryotes pluricellulaires les plus anciens jamais décrits. </P>
<P>En étudiant les structures sédimentaires de ce site remarquable par sa richesse et sa qualité de conservation, les scientifiques ont révélé que ces organismes vivaient dans un environnement marin d'eau peu profonde (20 à 30 mètres), souvent calme mais périodiquement soumise à l'influence conjuguée des marées, des vagues et des tempêtes. Pour pourvoir se développer il y a 2,1 milliards d'années et se différencier à un niveau jamais atteint auparavant, les auteurs pensent que ces formes de vie ont sans doute bénéficié de l'augmentation significative mais temporaire de la concentration en oxygène dans l'atmosphère. Celle-ci s'est produite entre 2,45 et 2 milliards d'années. Puis, il y a 1,9 milliards d'années, le taux d'oxygène dans l'atmosphère a brusquement chuté. </P>
<P>Jusqu'à présent, on supposait que la vie multicellulaire organisée était apparue il y a environ 0,6 milliard d'années et qu'avant, la Terre était majoritairement peuplée de microbes (virus, bactérie...). Cette nouvelle découverte déplace le curseur de l'origine de la vie multicellulaire de 1,5 milliards d'années et révèle que des cellules avaient commencé à coopérer entre elles pour former des unités plus complexes et plus grandes que les structures unicellulaires. Plusieurs pistes de travail sont désormais à creuser : comprendre l'histoire du bassin gabonais et pourquoi les conditions y étaient réunies pour permettre cette vie organisée et complexe, explorer ce site pour enrichir la collection de fossiles mais également comparer l'histoire de l'oxygénation de la Terre à la minéralisation des argiles figurent parmi les plus immédiates. Mais, le plus urgent reste la protection de ce site exceptionnel.<BR>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <BR><EM><FONT size=1>Source : CNRS / Crédit : CNRS Photothèque - Kaksonen </FONT></EM></P>
<P><EM><FONT size=1>Macrofossile multicellulaire complexe et organisé trouvé au Gabon.</FONT></EM></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Découverte d'un cachalot géant du miocène]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-07-04 09:38 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edipq2t.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Terre&nbsp;</font></b><br>Le registre fossile des cachalots n'avait, jusqu'ici, pas encore livré tous ses secrets ! A l'exception de quelques grandes dents isolées, seuls des animaux de taille nettement inférieure à celle du grand cachalot actuel ont été découverts. En novembre 2008, lors de fouilles organisées dans le désert côtier de la région d'Ica (sud du Pérou) par une équipe internationale (Muséum national d'Histoire naturelle / Centre national de la recherche scientifique (CNRS) ; Museo de Historia Natural, Lima ; Universitá di Pisa, Pise ; Natuurhistorisch Museum, Rotterdam ; Muséum des Sciences naturelles, Bruxelles), les restes d'un très grand cachalot fossile ont été mis au jour sur le site de Cerro Colorado dans des couches du Miocène (12-13 millions d'années). Le crâne, les mandibules et les dents de ce prédateur géant ont été récoltés, préparés et ont fait l'objet d'une étude collaborative dont les résultats sont publiés dans la revue Nature de cette semaine. 
<P></P>
<P>Des dents plus grandes connues à ce jour<BR>La morphologie du nouveau cachalot diffère considérablement de celle du grand cachalot actuel. Malgré une taille proche, avec un crâne de 3 mètres de long et une longueur totale du corps estimée entre 13,5 et 17,5 mètres, cet animal, dénommé Leviathan melvillei en l'honneur d'Herman Melville et de son célèbre roman « Moby Dick », est muni de dents extrêmement robustes (aussi bien sur la mâchoire inférieure que sur la mâchoire supérieure). En effet, les dents les plus grandes ont une longueur dépassant 36 cm et un diamètre pouvant atteindre 12 cm ! </P>
<P>Grandes proies pour prédateur géant<BR>Etant donné sa taille et la robustesse de ses mâchoires et de ses dents, Leviathan était probablement un super-prédateur, capable de se nourrir de proies de grande taille en les attrapant entre ces mâchoires puissantes et en les tuant à l'aide de son impressionnante dentition. Or, Leviathan a été découvert dans des couches datant d'une époque (fin du Miocène moyen) durant laquelle la diversité des mysticètes (les baleines à fanons) augmente considérablement. Certaines espèces de baleines atteignent également des tailles importantes (une dizaine de mètres). Les scientifiques émettent donc l'hypothèse que ce grand prédateur se nourrissait de baleines à fanons, dont les squelettes sont nombreux sur le site de Cerro Colorado, où Leviathan a été découvert. </P>
<P>Il est également intéressant de noter que les dents d'un autre très grand prédateur marin, le requin géant fossile Carcharocles megalodon, ont été découvertes en grand nombre sur ce même site de Cerro Colorado. Deux super-prédateurs se disputaient donc peut-être les proies de très haute valeur nutritive que constituent les baleines à fanons. </P>
<P>Extinction<BR>Alors que la lignée des cachalots chasseurs de calmars parvient jusqu'à nos jours avec le grand cachalot (Physeter), Leviathan et d'autres grands cachalots prédateurs disparaissent à la fin du Miocène ou au Pliocène. Les scientifiques ignorent encore pour quelle(s) raison(s), mais une diminution de la diversité de leurs proies, les baleines à fanons, à la fin du Miocène, de même que des modifications climatiques, pourraient avoir joué un rôle dans cette extinction. Au cours du Pliocène, une autre lignée de cétacés à dents va se spécialiser dans la chasse de grands mammifères marins ; il s'agit du groupe de l'orque actuelle, Orcinus orca. Bien que nettement plus petites que Leviathan (taille totale inférieure à 9 mètres), les orques parviennent, par la chasse coopérative, à tuer et consommer des cétacés de grande taille (rorquals, baleines à bosse, baleines grises...).</P>
<P>Le crâne de ce cachalot géant est exposé au Muséum d'Histoire naturelle de Lima (Pérou).</P>
<P><EM><FONT size=1>Source : MNHN / Crédit : C. Letenneur - MNHN </FONT></EM></P>
<P><EM><FONT size=1>Reconstruction artistique de Leviathan melvillei attaquant une baleine à fanons de taille moyenne (7m.), dans les eaux peu profondes au large de la région occupée de nos jours par le Pérou.</FONT></EM></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Un hippopotame vieux de 21 millions d'années]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-07-04 09:42 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi3h4w.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Terre&nbsp;</font></b><br>Morotochoerus était de très petite taille et pesait environ 30 kg », décrivent les paléontologues de l'ISEM. Vu sous cet angle, il est difficile de voir un rapport entre cet animal et les hippopotames actuels, dont le plus petit pèse 200 kg. C'est seulement grâce à la mise au jour de ce nouveau matériel ougandais et à son étude anatomique, que les scientifiques ont pu démontrer l'appartenance de Morotochoerus à la famille des hippopotames. Cette découverte datant de 21 millions d'années et l'attribution d'autres spécimens provenant du Miocène inférieur du Kenya aux hippopotamidés, enrichissent considérablement l'histoire de la famille et laissent apparaître une diversité insoupçonnée du groupe en Afrique dès cette époque. En décryptant l'évolution du patron dentaire des hippopotames, l'équipe franco-américaine de paléontologues3 confirme également un scénario évolutif jusqu'alors controversé qui proposait une relation étroite entre les hippopotamidés et un groupe éteint d'ongulés très abondant au Cénozoïque, les anthracothères.
<P></P>
<P>Ces recherches et l'utilisation dans des analyses de parenté des hippopotamidés fossiles et d'autres ongulés anciens, fournissent des jalons essentiels à la compréhension de l'histoire évolutive des hippopotames, que les analyses ADN désignent comme le plus proche parent actuel des cétacés.<BR>Ces nouveaux indices incitent l'équipe de scientifiques à pousser leurs travaux dans des niveaux plus anciens dans l'Ancien Monde afin de résoudre l'énigme de l'origine des cétacés et de leur relation avec les ongulés à doigts pairs (vache, mouton, cochon, chameaux, cerfs… et hippopotames).</P>
<P><EM>Source : CNRS / Crédit : ISEM </EM></P>
<P><EM>Rangée dentaire inférieure de Morotochoerus d'Ouganda comparée à celle de son plus proche parent actuel, l'hippopotame amphibie.</EM> </P>]]></description>
</item>
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<title><![CDATA[Effet « Velcro® » chez des fourmis guyanaises]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-07-04 09:50 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edis286.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Nature, Faune & Flore&nbsp;</font></b><br>En Guyane, la symbiose entre les fourmis du genre Azteca et l'arbre Cecropia (ou bois canon) est fréquente. Etonnante découverte : une espèce de fourmi (Azteca andreae) utilise le principe du « Velcro® » pour s'agripper fermement aux feuilles du Cecropia et pouvoir ainsi capturer de très grosses proies. Ces résultats ont été obtenus par l'équipe d'Alain Dejean du laboratoire Ecologie des forêts de Guyane (ECOFOG, CNRS/CIRAD/Université Antilles-Guyane/INRA/AgroParisTech). Ils sont publiés dans la revue PLoS ONE le 25 juin 2010.<BR>Le Cecropia, arbre emblématique de Guyane aussi appelé bois canon, a développé une relation symbiotique avec les fourmis arboricoles du genre Azteca. Le Cecropia fournit le logement (au niveau des tiges creuses) ainsi qu'une partie de la nourriture à ces petites fourmis qui, en retour, protègent l'arbre des envahisseurs. 
<P></P>
<P>L'équipe d'Alain Dejean du laboratoire Ecologie des forêts de Guyane (ECOFOG, CNRS/Université Antilles-Guyane/INRA/AgroParisTech), en collaboration avec des chercheurs de Clermont-Ferrand, Toulouse et de la station biologique de Doñana en Espagne, s'intéresse tout particulièrement aux interactions entre le Cecropia obtusa et une espèce d'Azteca récemment décrite en Guyane française : Azteca andreae. Les fourmis de cette espèce ne se nourrissent pas à partir de corps nourriciers fournis par l'arbre en plus du logement, mais ont mis au point une stratégie de chasse reposant sur une organisation sociale très élaborée.</P>
<P>Les ouvrières se postent côte à côte sous la bordure des feuilles de l'arbre et attendent dans cette position d'éventuelles proies qui viendraient se poser pour trouver un abri ou attaquer les feuilles de l'arbre. Les scientifiques ont découvert que, dans cette position, les fourmis s'agrippent solidement aux feuilles grâce au principe du « Velcro® » . En effet, la face inférieure des feuilles présente une ramification de longs poils qui constitue la partie «velours» sur laquelle s'accrochent les griffes des ouvrières formant la partie «crochets». Grâce à ce principe « Velcro® », une fourmi peut maintenir jusqu'à plus de 5 000 fois son poids. Un groupe d'ouvrières peut capturer de très grosses proies, la plus grosse rencontrée étant un criquet de 18,61 g soit 13 350 fois le poids d'une ouvrière. </P>
<P><EM><FONT size=1>Source : CNRS / Crédit : ECOFOG</FONT></EM></P>
<P><EM><FONT size=1>Un sphinx capturé par une aile sur un lobe de feuille, on voit des ouvrières en position de chasse sur la droite de la photo.</FONT></EM></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Des écrevisses plutôt savantes !]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-07-04 09:51 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/ediln4s.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Nature, Faune & Flore&nbsp;</font></b><br>Les écrevisses sont capables de faire des calculs étonnamment complexes constate une étude de l'Université du Maryland, ouvrant la porte à une nouvelle façon d'étudier les processus décisionnels chez l'Homme. 
<P></P>
<P>Les écrevisses malgré leur tout petit cerveau engoncé dans la carapace seraient capables de prendre des décisions complexes induites par une analyse de leur environnement. C'est en tout cas la conviction des chercheurs qui publient leurs résultats dans les Actes de la Royale Society B.</P>
<P>Mais pourquoi donc aller sonder les pensées profondes des écrevisses ? Parce que « faire correspondre des neurones individuels à une décision dans le cerveau humain est tout simplement impossible » explique Jens Herberholz, psychologue et auteur principal de l'étude. « L'histoire a montré que les découvertes faites sur le système nerveux des invertébrés permettent de faire progresser la compréhension des organismes plus complexes. L'organisation de base des neurones et la neurochimie sous-jacente sont les mêmes impliquant, par exemple, la sérotonine et la dopamine. »</P>
<P>De plus grâce à un système non invasif, les chercheurs peuvent étudier le système neuronal des crustacés sans qu'ils soient gênés dans leur mouvement ni branchés à des tas d'électrodes ou d'appareils de mesure. Pour tester les capacités décisionnelles des écrevisses, ils ont mis au point un petit test : leur proposer de la nourriture tout en les mettant en présence d'un prédateur (en fait une ombre) qui dans certains cas se déplace très vite et dans d'autres plus lentement.</P>
<P>L'écrevisse a alors le choix de « faire la morte » en restant immobile sur place, elle risque alors d'être mangée mais reste proche de sa nourriture ou alors de prendre la poudre d'escampette perdant alors aussi contact avec sa pitance. En mode « fuite », les écrevisses se tournent et nagent à reculons, une action précédée par une forte impulsion électrique mesurable des neurones. Cela a permis aux chercheurs d'identifier les modes d'activation des neurones spécifiques pendant le processus de prise de décision.</P>
<P>Quelques millisecondes suffisent aux écrevisses pour faire un choix. Confrontées à des ombres qui se déplacent très vite, elles choisissent plutôt de faire le mort, c'est également le cas lorsque l'odeur de la nourriture est très forte. Cependant si le stimulus prédateur est très prégnant, elles passent outre l'odeur de nourriture et fichent le camp. « Nous avons maintenant démontré que les écrevisses, comme les organismes plus complexes, intègrent différents stimuli sensoriels présents dans leur environnement et prennent une décision adaptée » explique Jens Herberholz. La prochaine étape, actuellement en cours, consiste à identifier les mécanismes cellulaires et neurochimiques spécifiques impliqués dans la prise de décision.</P>
<P><EM><FONT size=1>Source : Sciences et Avenir / Crédit : David D. Yager/Jens Herberholz, University of Maryland</FONT></EM></P>
<P><EM><FONT size=1>Les écrevisses, comme les organismes plus complexes, observent leur environnement et adaptent leur décision en fonction.</FONT></EM> </P>]]></description>
</item>
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<title><![CDATA[Une exoplanète &quot;pesée&quot; en direct]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-07-04 09:52 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edid5sj.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Espace&nbsp;</font></b><br>Pour la première fois, des astrophysiciens ont pu calculer directement la masse d'une exoplanète et détecter une violente tempête faisant rage dans son atmosphère. Ces résultats sont publiés aujourd'hui dans la revue Nature.<BR>Surnommée Osiris par les chercheurs français qui l'ont aussi beaucoup étudiée, l'exoplanète HD209458b est un Jupiter chaud: une planète géante gazeuse chauffée à blanc par son étoile, située à seulement 150 années lumière de la Terre. 
<P></P>
<P>La planète passe très souvent entre la Terre et son étoile, puisqu'elle en fait le tour en trois jours et demi. L'équipe d'Ignas Snellen (Université de Leyde, Pays-Bas) a profité de ces passages pour étudier les rayons de lumière de l'étoile qui passent à travers l'atmosphère de la planète. La composition de cette lumière –son spectre- étant modifiée par les gaz et les molécules présentes dans l'atmosphère, c'est une source d'information précieuse.</P>
<P>Observation directe<BR>Grâce au spectrographe CRIRES installé depuis 2006 au Very Large Telescope, l'observatoire européen du Chili, ces chercheurs ont obtenu une précision sans précédent. Ils ont identifié des signatures du monoxyde de carbone présent dans l'atmosphère d'Osiris et les ont comparées au fil des passages</P>
<P>C'est ainsi que Snellen et ses collègues ont pu calculer la vitesse à laquelle la planète tourne en orbite autour de l'étoile : 140 kilomètres par seconde. Ils ont aussi pu calculer directement la masse de la planète et de l'étoile: la masse d'Osiris équivaut à 64% de celle de Jupiter (ce qui coïncide avec les précédentes estimations) et celle de l'étoile équivaut à celle de notre Soleil.</P>
<P>Jusqu'à présent, la masse de la géante avait été obtenue par déduction. Lorsque les astrophysiciens analysent les déplacements de l'étoile, de très légères variations trahissent la présence d'une planète massive placée très près de son soleil. L'importance des variations, combinées à la masse théorique de l'étoile, permet de déduire la masse de l'exoplanète.</P>
<P>Une tempête faite rage<BR>Autre résultat marquant obtenu par l'équipe de Snellen : la détection de vents très rapides dans l'atmosphère de l'exoplanète, soufflant en moyenne à 7.000 km (entre 5.000 et 10.000 km/h). Ce phénomène est lié à la différence de température entre les deux côtés de la planète, celui est en permanence face à l'étoile étant beaucoup plus chaud. L'existence de vents très violents sur ces Jupiter chauds ayant un coté jour et un côté nuit avait déjà été prédite mais pas détectée directement. </P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Sciences et Avenir / Crédit : Vue d'artiste - ESO/L. Calçada</EM></FONT></P>]]></description>
</item>
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<title><![CDATA[Biodiversité : la faune fragile de l'île de la Réunion]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=95&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-07-04 09:54 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=95&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edirt43.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Environnement & Société&nbsp;</font></b><br>Tortues, gecko, oiseaux, papillons... Plusieurs espèces uniques de l'île de la Réunion sont menacées de disparition, révèle un bilan de l'état de la faune réunionnaise. Pour la première fois un bilan précis de l'état des espèces présentes sur l'île de la Réunion a été dressé en partenariat avec la Liste rouge de l'Union internationale pour la nature (UICN). Ce travail révèle que de nombreuses espèces endémiques de la Réunion -que l'on ne trouve pas ailleurs- sont en danger de disparition. 
<P></P>
<P>C'est le cas du Tuit-Tuit, un petit oiseau qui a fait les frais de l'arrivée des rats et des chats introduits par les habitants de l'île, et qui est classé "En danger critique d'extinction". Idem pour le pétrel noir de Bourbon, un oiseau marin qui niche en altitude sur les massifs montagneux et qui parvient à garder secret les lieux précis de ses nids. Il ne resterait plus que 50 couples de pétrels noirs. Un plan de sauvetage a été mis en place pour éviter leur extinction.</P>
<P>Malheureusement, de nombreuses espèces se sont déjà éteintes au cours des siècles passés. Treize espèces d'oiseaux sur les 55 présentes avant l'arrivée des humains ont disparu. </P>
<P>Parmi les reptiles, le gecko vert de Manapany est lui aussi en danger critique d'extinction. C'est l'un des derniers reptiles terrestres endémiques de la Réunion encore présent mais son habitat s'est restreint à une petite bande de littoral de 11 km au sud de l'île. Très dépendant de certaines espèces végétales, ce petit gecko vert vif a souffert du recul de son habitat, notamment à cause de la prolifération d'espèces végétales introduites sur l'île. Là encore un plan d'action a été mis en œuvre cette année pour maintenir ce reptile.</P>
<P>L'UICN et le Muséum national d'histoire naturelle (Paris) soulignent qu'un tiers des poissons et des gros crustacés d'eau douce sont également menacés. La chevrette australe, une crevette qui a besoin des rivières et de la mer pour vivre et se reproduire, est classée espèce vulnérable. Quant à la tortue verte, l'une des cinq espèces de tortues marines de la Réunion, elle est en danger d'extinction.</P>
<P>Chez les mammifères, le renard volant de Maurice, ou roussette noire, est une espèce très menacée. Cette chauve-souris endémique des Mascareignes (la Réunion, Maurice, Madagascar, Seychelles, Comores..)..) avait disparu de la Réunion à la fin du 18ème siècle. Il y a quelques années une toute petite population a de nouveau été aperçue et demeure très fragile.</P>
<P>La France s'est engagée à lutter contre l'érosion de sa biodiversité : ses territoires d'outre-mer la place au huitième rang des pays abritant le plus grand nombre d'espèces menacées…Jusqu'à présent la Liste rouge, qui classe les espèces en fonction de leur statut, n'avait été dressée que pour la métropole. Ces bilans nationaux ou locaux permettent de connaître le statut des espèces dans un territoire particulier, tandis que la Liste rouge internationale établi un statut global pour les espèces. </P>
<P>Pour les territoires français d'outre-mer, le travail ne fait que commencer.. Après la Réunion, où un bilan doit être fait pour les végétaux, ce sera au tour de la Guadeloupe d'être auscultée.</P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Sciences et Avenir / Crédit : Dominique Martiré</EM></FONT></P>
<P><FONT size=1><EM>Le phasme du palmiste rouge est une espèce endémique découverte en 2000. Il dépend du Palmiste rouge pour se nourrir et pondre ses oeufs. Or ce palmier est abattu illégalement et devient de plus en plus rare, situation dont le phasme fait aussi les frais: il est en danger critique d'extinction.</EM></FONT></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[10 000 primates sacrifiés inutilement ]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=95&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-07-04 09:56 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=95&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi63vu.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Environnement & Société&nbsp;</font></b><br>En finir avec l'expérimentation animale, c'est l'un des combats majeurs de One Voice. Depuis des années l'association fait entendre la voix des millions d'animaux martyrisés et sacrifiés au nom de la science. Non seulement parce qu'au XXIème siècle, la technologie, en particulier, offre de merveilleuses perspectives d'avancées scientifiques avec par exemple les expériences in vitro ou les techniques d'imagerie non-invasives. Mais aussi parce que les expériences sur animaux « ne résistent pas à un examen scientifique » comme vient de le démontrer André Ménache dans un rapport consacré aux expérimentations sur les primates dans la recherche en neurologie. 
<P></P>
<P>Des différences majeures<BR>Le vétérinaire, également directeur exécutif d'Antidote Europe, rappelle tout d'abord une vérité scientifique : le cerveau humain est bien différent de celui des primates non-humains, tant dans son anatomie que dans son fonctionnement. Par exemple, « le cortex humain fait 10 fois la superficie de celui du singe, un neurone humain crée entre 7 000 et 10 000 synapses (connexions), chez le singe rhésus ce nombre se situe entre 2 000 et 6 000... » Puis, à partir d'une sélection d'exemples parmi les maladies neurologiques les plus « médiatiques » du moment, comme les maladies d'Alzheimer, de Parkinson, l'autisme, etc., et appuyés par les propos de nombre d'experts du sujet, André Ménache dresse le bilan scientifique de plusieurs décennies de recherches réalisées sur les primates.</P>
<P>Échec du modèle animal<BR>Résultat : le lourd tribu payé par nos cousins –macaques, ouistitis et autres lémuriens- n'a servi, en la matière, à rien ou presque. Pire, ce qui nous est parfois présenté comme une avancée majeure était déjà expérimenté chez l'homme depuis une quarantaine d'années. C'est notamment le cas de l'utilisation de la stimulation cérébrale profonde dans la maladie de Parkinson. Selon un groupe de scientifiques qualifiés, le ouistiti a été utilisé de façon improductive pendant des décennies dans la recherche sur la prévention de l'AVC. Les recherches menées sur la maladie d'Alzheimer témoignent également du « monumental échec du modèle animal ». Rien d'étonnant pour le Dr Kellie Heckman, pour qui les recherches effectuées sur le microcèbe, petit lémurien, sont « biaisées d'avance ». L'animal est, par exemple, très sensible aux cycles de lumière et une altération de ceux-ci peut le conduire à vieillir prématurément.</P>
<P>L'enfermement et les conditions de détention pourraient aussi contribuer au développement anormal du cerveau chez les animaux. Ce qui est vrai pour le microcèbe l'est également pour les autres primates non-humains. Enlever des animaux à leur milieu naturel et les condamner à une vie dépourvue d'enrichissements environnementaux et des interactions sociales nécessaires à leur développement conduit à faire des recherches sur des animaux atteints de troubles du comportement. Même les chercheurs qui utilisent des animaux pour leur recherche reconnaissent les effets et les symptômes très négatifs créés par la séparation familiale, l'isolement et l'ennui, qui s'ajoutent à la douleur et aux souffrances infligées à ces animaux lors des expériences. Certains d'entre eux font même part du conflit moral auquel ils sont confrontés lors des expériences sur primates.</P>
<P>La promesse technologique<BR>Sur un plan éthique comme scientifique, plus rien ne justifie la poursuite de ces expériences. Selon certains sondages, 80 % des citoyens de l'Union européenne se sont d'ailleurs prononcés contre « presque toutes les expériences sur les primates ». En neurologie, nombre d'alternatives à l'expérimentation animale existent aujourd'hui comme le rappelle le Dr Aysha Akhtar, médecin et chercheur en neurosciences, en citant « l'imagerie et des outils neurophysiologiques pour cartographier et comprendre le fonctionnement du système visuel et d'autres systèmes neurologiques humains ». Ou encore le professeur en imagerie Paul Furlong qui parle, par exemple, des « réelles opportunités qu'offrent la magnétoencéphalographie (MEG) et l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) ». Auxquelles on pourrait ajouter l'électro-encéphalographie (EEG) et même la tomographie par émission de position (TEP).</P>
<P>L'exemple du modèle juridique suisse<BR>Reste que la loi n'a pas été mise en accord avec l'évolution de la société et des connaissances. L'Europe vient récemment encore de céder aux lobbies pro-expérimentation animale en ne remettant pas en cause, lors de la révision de la Directive européenne 86/609CEE, les conditions d'autorisation et de contrôle des expériences menées sur les animaux. Ainsi, environ 10 000 primates pourront continuer à être sacrifiés chaque année dans l'UE sans qu'un examen préalable, pour déterminer si une méthode sans animaux est disponible, ne soit réalisé. À nos frontières, la position de la Suisse sur le sujet offre un exemple à suivre. Le droit helvète exige en effet qu'avant qu'une expérience soit autorisée, ses bénéfices pour la société sont évalués en regard des souffrances infligées aux animaux. En 2009, deux expériences prévues sur des macaques ont ainsi été interdites par la Haute Cour de Zurich. Dans ce même canton, les licences attribuées pour l'expérimentation animale peuvent être contestées par un comité consultatif d'experts externe à l'expérience, ce qui garantit non seulement l'indépendance des décisions mais également la confrontation des idées.</P>
<P>L'arme législative<BR>Pour l'auteur du rapport « les arguments scientifiques contre les expériences sur les primates ont déjà gagné. Il est maintenant question d'une bataille médiatique pour gagner le soutien de l'opinion publique. » Et c'est sur le terrain juridique que cette bataille se jouera. Même si elle est loin de préserver la « dignité des animaux », la loi européenne permet d'attaquer en justice une expérience sur un animal dès lors que «des données équivalentes peuvent être obtenues par une méthode n'utilisant pas d'animaux. » Tous ceux qui défendent l'idée d'une science respectueuse du vivant doivent donc saisir chaque occasion « pour exploiter à fond cette avancée juridique ». La vulgarisation de l'information et la mise sur la place publique du débat qui divise le milieu scientifique contribueront sans aucun doute à mettre en cause le modèle animal et à légiférer sur de nouveaux droits pour les animaux, en général, et les primates, en particulier. En publiant ce rapport, One Voice participe à ce combat.</P>
<P><FONT size=1><EM>Source : One Voice</EM></FONT> <BR></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[23 000 dauphins massacrés au Japon ]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=95&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-07-04 10:01 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=95&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi9011.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Environnement & Société&nbsp;</font></b><br>Vous le savez peut-être, chaque année, des milliers de dauphins sont massacrés de part et d'autre du Japon... en tout, plus de 23 000... Et la petite baie de Taiji concentre à elle seule plus d'un dixième de ces victimes. 
<P></P>
<P>Pour quelles raisons ces êtres sensibles et intelligents se font-ils massacrer ?<BR>La réponse tient en ces quelques mots : pour leur viande, et pour le spectacle. Pour le spectacle, oui. Cette formulation peut choquer, révolter, et pourtant... Si les pêcheurs de la baie de Taiji capturent chaque année des milliers de dauphins, c'est avant tout pour satisfaire la demande qui émane des delphinariums du monde entier. Un dauphin destiné aux parcs aquatiques se revend jusqu'à 150 000 $ ! Autant dire que c'est une vraie manne pour les pêcheurs, une activité plus que lucrative, un véritable business, entretenu par des parcs qui prétendent mener des spectacles "éducatifs"... Et dont le but avoué serait de favoriser une meilleure connaissance et une protection plus effective des dauphins et des cétacés !<BR>Mais qu'y a-t-il d'éducatif à voir des dauphins contraints par la faim à effectuer pirouettes et pitreries ? Et surtout, comment peut-on se prétendre protecteur des dauphins sauvages quand on participe à une industrie de la captivité qui mène au massacre d'innombrables cétacés ?</P>
<P>Après Le Tri, Le Massacre...<BR>Sur tous les dauphins capturés dans la baie de Taiji, une toute petite partie est sélectionnée par les dresseurs des delphinariums. Ce sont seulement les plus beaux spécimens (des femelles Tursiops Truncatus, celles qui ressemblent à Flipper) qui sont épargnés pour être revendus à des prix exorbitants.Tous les autres sont ensuite rabattus dans la petite baie situés non loin. C'est là, à l'abri des regards, qu'ils sont massacrés dans des conditions atroces, avant d'être dépecés, pesés et emballés pour finir sur les étales des marchés, dans les restaurants et même, jusqu'à il y a peu, dans les cantines scolaires de la ville... Un dauphin mort rapporte ainsi 600 $. C'est beaucoup moins qu'un dauphin captif, certes. Mais pourquoi se priver d'une source de revenus complémentaires ?</P>
<P>Le pire dans cette histoire, c'est que la grande majorité les Japonais ne sont pas au courant de ces massacres. Jusqu'à la sortie du documentaire The Cove, les médias nippons pratiquaient un black-out médiatique complet sur cette activité.</P>
<P>Et la viande de dauphin elle-même est souvent vendue comme de la viande de baleine !</P>
<P>Contre Qui Nous Battons-Nous ?<BR>Je sais que ce récit est difficile à supporter. Pourtant, nous ne pouvons pas fermer les yeux sur une telle situation. Les dauphins, animaux adorés dans la plupart des cultures et reconnus par les scientifiques comme les plus intelligents de la planète avec les hommes, sont nos "frères marins", ou nos "cousins" pour reprendre le mot de Luc Besson.</P>
<P>Le peuple japonais en lui-même n'est pas l'ennemi des dauphins. C'est même avant tout par lui que doit passer le changement.Si vous avez vu The Cove, vous l'aurez bien compris : les Japonais sont eux-mêmes sont victimes des pratiques de quelques groupes de pêcheurs, qui leur revendent une viande de dauphins hautement contaminée par le méthyle de mercure.</P>
<P>Ceux contre qui nous devons nous battre, ce sont ceux qui tentent d'empêcher que la vérité sur ces massacres émerge. Ceux qui, récemment, ont réussi à annuler la projection de The Cove au Japon, ceux qui préfèrent que la boucherie se fassent en secret, ceux qui sont prêts à tout pour que le peuple du Japon ne soit jamais mis au courant ! C'est contre cette minorité que nous devons lutter. Et notre meilleur moyen d'action, c'est de faire un maximum de bruit et de permettre à ceux qui sont déjà sur place de continuer à agir, jour après jour, campagne après campagne... pour que le secret soit enfin et totalement dévoilé.</P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Notre planète / Crédit : DR</EM></FONT></P>
<P><FONT size=1><EM>La mer rouge sang à Taiji.<BR></EM></FONT></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les fourberies de l'antilope]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-06-14 08:53 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edits8q.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Nature, Faune & Flore&nbsp;</font></b><br>Dans le monde animal, plusieurs cas de supercherie sont connus. Certains oiseaux feignent par exemple d'être blessés pour éloigner un prédateur de leur nid, d'autres émettent un signal d'alarme pour éloigner leurs congénères d'une source de nourriture. Dans ces cas, les motivations des manipulateurs et des manipulés sont opposées. En revanche, lorsqu'il s'agit de communication entre individus ayant un même objectif, notamment se reproduire, les exemples de supercherie sont plus rares. Jakob Bro-Jørgensen, de l'Université de Liverpool, et Wiline Pangle, de l'Université d'État de l'Ohio, à Colombus, aux États-Unis, en ont identifié un chez l'antilope Topi (Damaliscus lunatus). 
<P></P>
<P>Entre 2005 et 2009, les biologistes ont observé ces antilopes dans la réserve nationale du Masai Mara, au Sud-Ouest du Kenya. À la saison des amours, lorsque les femelles sont en ovulation – une période de un à deux jours seulement –, elles parcourent les territoires de plusieurs mâles (quatre en moyenne) et s'accouplent une dizaine de fois. Comment, pour un mâle, prolonger la présence d'une femelle sur son territoire et ainsi augmenter ses chances d'avoir une descendance ? En trichant !</P>
<P>Quand une antilope Topi repère un prédateur, elle émet, même quand elle est seule, une sorte de grognement proche d'un reniflement. Ce son, d'une part, alerte les congénères et, d'autre part, informe le prédateur (lion, guépard, léopard...) qu'il ne peut plus compter sur l'effet de surprise. Toutefois, en période de reproduction, quand un mâle voit une femelle sur le point de quitter son territoire, il peut aussi émettre ce signal, même en l'absence de menace. Sur ses gardes, la femelle s'arrête, offrant au prétendant un temps supplémentaire pour parvenir à ses fins.</P>
<P>À l'aide d'enregistrements, J. Bro-Jørgensen et W. Pangle ont montré que les femelles ne distinguent pas une fausse alarme d'un vrai signal de danger. Comme dans l'histoire du loup et du berger, les femelles ne risquent-elles pas un jour de ne plus prêter attention à ces faux signaux ? Sans doute pas, car le risque serait de finir au menu d'un fauve. Le coût de la prudence est nécessairement moindre, même s'il s'agit de céder aux avances d'un mâle un peu trop entreprenant.</P>
<P><FONT size=1>Source : Pour la Science / Crédit :&nbsp; J. Bro-Jørgensen</FONT></P>]]></description>
</item>
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<title><![CDATA[Des reptiles marins préhistoriques au sang chaud ]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-06-14 08:17 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edic3b0.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Terre&nbsp;</font></b><br><DIV>Voilà 200 à 65 millions d'années, de redoutables reptiles marins régnaient dans les océans. Avaient-ils le sang chaud comme les mammifères et les oiseaux d'aujourd'hui ou bien le sang froid des poissons et des reptiles actuels ? </DIV>
<DIV>&nbsp;</DIV>
<DIV>Pour la première fois, une étude tranche le débat : certains grands reptiles marins avaient le sang chaud (ils étaient endothermes), leur conférant un avantage considérable pour une nage rapide sur de longues distances et pour la conquête de régions froides. Menés par des chercheurs du laboratoire PaléoEnvironnements et PaléobioSphère (PEPS, CNRS/Université de Lyon 1), en collaboration avec des scientifiques du Muséum national d'Histoire naturelle et de l'École Normale Supérieure, ces travaux sont publiés dans Science le 11 juin 2010. </DIV>
<P>Pendant le Mésozoïque (entre 200 et 65 millions d'années), alors que les dinosaures peuplaient les continents, dans les océans, régnaient de redoutables reptiles prédateurs, tels les ichthyosaures, plésiosaures, mosasaures. Comment ces grands reptiles marins régulaient-ils leur température ? Cette question liée à la température corporelle et aux processus de thermorégulation est essentielle pour décrypter les stratégies d'alimentation, l'écologie et l'évolution de ces vertébrés aujourd'hui disparus.</P>
<P>Pour déterminer la température corporelle de certains reptiles marins, une équipe de géochimistes et paléontologues français a utilisé, pour la première fois, les compositions des isotopes stables de l'oxygène (18O/16O) du phosphate de leurs squelettes. Les chercheurs ont analysé les restes dentaires de trois groupes majeurs de grands reptiles marins : les ichthyosaures, les plésiosaures et les mosasaures. Ils ont comparé le rapport 18O/16O présent dans l'émail dentaire de ces reptiles à celui de restes de poissons de la même période et retrouvés aux mêmes latitudes. Les poissons, qui sont des animaux à sang froid (ectothermes), présentent une composition isotopique qui reflète la température de l'eau de mer. Chez eux, le rapport 18O/16O augmente tandis que la température des océans diminue. Les différences de composition isotopique entre des reptiles marins et des poissons ayant vécu dans la même masse d'eau, vont refléter leurs différences de température corporelle.</P>
<P>Résultat : les chercheurs ont constaté que la température du corps des reptiles étudiés est constante quelle que soit la température de l'eau. Ainsi, les ichthyosaures et les plésiosaures régulaient leur température corporelle indépendamment de celle de l'eau de mer dans une gamme de températures d'environ 12 degrés (±2°C) jusqu'à environ 36 degrés (±2°C). Dans le cas des trois grands groupes de reptiles étudiés, les estimations de températures corporelles sont comprises entre 35 et 39 °C (±2°C). </P>
<P>Certains grands reptiles marins aujourd'hui disparus étaient donc capables de maintenir une température corporelle plus élevée que celle de leur milieu de vie, suggérant un métabolisme élevé adapté à la prédation et à la nage rapide sur de longues distances, y compris dans des eaux froides. Ces animaux avaient donc un métabolisme de type « endotherme » (capable de produire de la chaleur), du même type que celui des cétacés actuels. Reste à savoir comment et depuis quand ces animaux au sang chaud produisaient cette énergie.</P>
<P><EM><FONT size=1>Source : CNRS / Crédit : PEPS (CNRS/Université de Lyon 1) </FONT></EM></P>
<P><EM><FONT size=1>Ichthyosaure Platypterygius</FONT></EM></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le mystère des lunes de saturne]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-06-14 08:26 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/ediqgmx.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Espace&nbsp;</font></b><br>Pandore, Janus, Epiméthée, Prométhée, ces petites lunes sont en orbite autour de Saturne à la limite des anneaux les plus denses (ceux que Galilée avaient découverts), soit entre 138.000 et 150.000 km de la planète. Ils ont des formes irrégulières, curieuses comme Atlas et Pan qui ressemblent à des soucoupes volantes. On supposait qu'ils étaient issus des premiers temps du système solaire et qu'ils avaient été capturés par le champ gravitationnel de Saturne.
<P></P>
<P>Légères et brillantes<BR>Cependant les observations de la mission Cassini, dès l'année 2004, ont apporté des éléments troublants: ces petites lunes sont très peu denses, comme un tas de gravats plein de trous. Elles sont aussi très brillantes, comme les anneaux qui contiennent beaucoup de glace. Si Pandore, Janus et les autres étaient aussi âgées qu'on le pensait, elles auraient noirci. Une autre hypothèse a donc émergé : ces microsatellites étaient fabriqués dans le même matériau que les anneaux.</P>
<P>Pour la première fois, Sébastien Charnoz et Julien Salmon, du laboratoire AIM (Université Paris Diderot/CNRS/Irfu/CEA), associés à Aurélien Crida de l'Observatoire de Nice Côte d'Azur (Université de Nice/ CNRS/INSU), ont réussi à modéliser la formation de ces lunes à partir des anneaux de Saturne. Leur travail montre que les petites lunes sont faites de matière échappée des anneaux, matière qui s'agrège et forme en quelques millions ou dizaines de millions d'années des satellites.</P>
<P>Anneaux instables<BR>A 138.000 km de Saturne, là où s'arrêtent les anneaux principaux, les forces qui s'exercent sur les anneaux pour les maintenir sont moins fortes (c'est ce que l'on appelle la limite de Roche). Devenus instables, les anneaux peuvent former des agrégats, expliquent les trois chercheurs. Le satellite est ensuite repoussé par les forces de marées. Plus il est gros, plus il est repoussé loin, ce qui coïncide avec la distribution actuelle des petites lunes de Saturne. </P>
<P>Si de nouveaux corps apparaissent en marge des anneaux de Saturne, on peut supposer qu'il en est de même ailleurs dans le système solaire, suggère Sébastien Charnoz.</P>
<P><EM><FONT size=1>Source : Sciences et Avenir / Crédit : NASA/JPL/Space Science Institute</FONT></EM></P>
<P><EM><FONT size=1>Prométhée (86 km de diamètre) apparait comme un tout petit point blanc à côté des majestueux anneaux de Saturne.</FONT></EM> </P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Marée noire : estimations à la hausse]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=95&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-06-14 08:31 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=95&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi3x8z.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Environnement & Société&nbsp;</font></b><br>La présence de nappes sous-marines de pétrole a été confirmée dans le Golfe du Mexique. Ce n'est plus 12.000 à 19.000 barils de brut par jour qui s'échapperaient du puits endommagé de l'ancienne plateforme de forage Deepwater Horizon depuis le 20 avril, comme indiqué il y a deux semaines, mais au moins 25.000 à 30.000 barils quotidiens. La fourchette haute de la nouvelle estimation publiée par le groupe technique américain va même jusqu'à 40.000 barils par jour. 
<P></P>
<P>Analyse des vidéos<BR>Ce sont les chiffres donnés par l'une des équipes du groupe technique qui se base sur l'analyse des vidéos du puits sous-marin fournies par BP. Une seconde équipe, qui utilise les images satellites pour calculer les quantités de pétrole visibles en surface, aboutit à une estimation de 12.600 à 21.500 barils quotidiens. Deux autres équipes du groupe technique (Flow Rate Technical Group, FRTG) poursuivent leur modélisation et fourniront bientôt leurs résultats.</P>
<P>En s'en tenant à l'estimation prudente de 25.000 à 30.000 barils quotidiens (3.300 à 4.000 tonnes), on aboutit à une quantité globale de 140.000 à 168.000 tonnes de brut larguées dans le Golfe du Mexique entre le 20 avril et le 3 juin (à cette date BP a installé un entonnoir sur le puits et a commencé à récupérer du pétrole). Si l'on retient la fourchette haute, on atteint déjà les 228.000 tonnes. Sans compter ce qui continue à s'échapper du puits même depuis que l'entonnoir a été installé. Certains experts ont même craint que le flux augmente. Le FRTG va réaliser une autre estimation à compter du 3 juin.</P>
<P>Incertitudes en profondeur<BR>Au quotidien, la gravité de cette marée noire est donc comparable à celle de 1979, provoquée par l'explosion de la plateforme IXTOC-1 au large du Mexique, avec une fuite estimée entre 10.000 et 30.000 barils par jour. En espérant que le puits de BP soit colmaté plus rapidement: la marée noire de l'IXTOC a duré du 3 juin 1979 au 23 mars 1980.</P>
<P>La particularité de l'accident de Deepwater Horizon est cependant sa profondeur: le puits est situé à 1.500 mètres sous le niveau de la mer. Le pétrole, plus léger que l'eau, remonte et reste en surface lorsque la source est peu profonde. En grande profondeur, où la température est plus faible et la pression plus forte, le scénario est différent : des études avaient montré qu'une partie du brut pouvait rester sous l'eau.</P>
<P>Mobilisation scientifique<BR>En l'occurrence, la présence de nappes sous-marines dans le Golfe du Mexique a été confirmée par des équipes scientifiques embarquées à bord de navire de recherches. Deux nappes d'hydrocarbures ont été repérées à 78 km du puits, l'une à 400 mètres de profondeur, l'autre entre 1.000 et 1.400 mètres. Dans les deux cas, la concentration d'hydrocarbures est faible, inférieure à 0,5 mg par litre selon les analyses de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration).</P>
<P>Une nappe a été repérée depuis un autre navire, au sud-ouest du puits, entre 1.100 et 1.300 mètres. Les effets de ces nappes diluées sur l'écosystème sous-marin sont encore inconnus, de même que l'usage de produits dispersants sous l'eau au début de la marée noire. Aux États-Unis les équipes scientifiques déploient leurs moyens très rapidement pour évaluer toutes les conséquences de cette marée noire, la pire que ce pays ait connu.</P>
<P><EM><FONT size=1>Source : Sciences et Avenir / Crédit : Image TV du 10 juin 2010/Reuters/BP</FONT></EM></P>
<P><EM><FONT size=1>Du gaz et du pétrole s'échappant du dôme de confinement placé par BP sur le puits.</FONT></EM> </P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les crocodiles, des as de la glisse]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-06-14 08:33 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edionom.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Nature, Faune & Flore&nbsp;</font></b><br>Le crocodile marin (Crocodylus porosus) est un reptile semi-aquatique, vivant essentiellement dans les rivières, les mangroves et les estuaires. Son aire de répartition géographique est pourtant très vaste puisqu'elle s'étend du Pacifique Sud-Est jusqu'au Sud de la Chine et au Nord de l'Australie. Bien que ce crocodile passe le plus clair de son temps dans l'eau, il ne peut pas être considéré comme un reptile marin (à la différence des tortues marines par exemple) car il a besoin d'aller sur terre pour dormir, boire et s'alimenter. 
<P></P>
<P>Sa présence sur différentes îles océaniques est un petit mystère car vu ses prouesses à la natation, il ne semble pas réellement profilé pour parcourir de grandes distances à la nage. Des chercheurs Australiens se sont penchés sur le problème et ont décidé de pister des crocodiles pendant un an. Ils ont équipé 27 spécimens d'émetteurs et les ont traqués à l'aide de sonars sous-marins et d'images satellite. Au total, ils ont collecté des millions de données qui prouvent que les crocodiles mâles et femelles sont capables de faire des voyages longue-distance. Un satellite a ainsi observé un crocodile mâle qui a parcouru pas loin de 590 Km en 25 jours dans la région du golfe de Carpentarie, au Nord de l'Australie.</P>
<P>Le suivi satellite des crocodiles a par ailleurs relevé des corrélations entre leurs trajets et les courants marins. En clair, ils profitent de la force de l'océan pour se déplacer n'hésitant pas à faire des haltes lorsque les courants ne vont pas dans leur direction. «&nbsp; Ils savent quand les courants circulent dans la direction de leur voyage. Ils sont capables de décider quand ils vont prendre la mer en fonction de cette information » précise Craig Franklin, zoologiste à l'université de Queensland.</P>
<P>Dans le Journal of Animal Ecology qui retrace le détail de cette étude, Craig Franklin explique que grâce à cette capacité de capter les courants, les crocodiles ont pu coloniser une grande majorité des îles du Pacifique et ainsi assurer un brassage continu de leur population. C'est sans doute pour cela qu'il n'existe pas d'espèces différenciées sur les différentes îles en dépit de leur isolement. « Cela signifie sans doute aussi que les crocodiles ont pu franchir d'importants obstacles marins au cours de leur évolution » conclut le chercheur.</P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Sciences et Avenir / Crédit : Australian Zoo</EM></FONT></P>
<P><FONT size=1><EM>Crocodile marin venant d'être équipé d'une balise et retournant à l'eau.</EM></FONT>&nbsp; </P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[De la Vie sur Titan ?]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-06-14 08:35 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi83ok.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Espace&nbsp;</font></b><br>Deux anomalies dans l'atmosphère de cette lune de Saturne pourraient indiquer l'existence d'un phénomène biologique affirment des astronomes dans deux articles parus simultanément. Pas d'acétylène et de l'hydrogène qui disparaît près de la surface…ces deux particularités révélées par la sonde Cassini ont mis en émoi le (tout petit) monde des astrobiologistes. Elles pourraient en effet révéler l'existence d'une forme de vie sur Titan, le plus grand satellite de Saturne. Bien différente de celle qui existe sur Terre, il s'agirait de microbes exotiques avec un métabolisme basé sur le méthane. 
<P></P>
<P>Des tels êtres sont le fruit des réflexions de Chris McKay, de la NASA et de Heather R Smith, de l'International Space University à Strasbourg, qui ont émis l'hypothèse, en 2005, que des organismes pourraient peupler les vastes lacs d'hydrocarbures situés près des pôles du satellite. Selon, ces microbes respireraient non pas de l'oxygène mais de l'hydrogène et tireraient une grande partie de leur énergie de la consommation de molécules d'acétylène. Cela se traduirait par un manque d'acétylène sur Titan et un appauvrissement de la couche d'hydrogène près de la surface de la lune, où les microbes pourraient vivre, précisaient-ils. </P>
<P>Exactement ce qu'a détecté la sonde Cassini qui orbite autour de Saturne et de ses lunes depuis 2004 maintenant. D'où l'effervescence qui anime certains spécialistes de la vie extraterrestre. Les spectres infrarouges de la surface de Titan réalisée par le VIMS (Visible infrarouge Mapping Spectrometer) n'ont en effet pas révélé de traces d'acétylène qui devrait normalement être produit en continu lorsque les rayons ultraviolets du Soleil frappent l'épaisse atmosphère du satellite. L'étude VIMS, dirigé par Roger Clark, de l'US Geological Survey, à Denver, Colorado, paraîtra dans le Journal of Geophysical Research. D'autres mesures de Cassini, qui seront publiées dans la revue Icarus par Darrell Strobel de l'Université Johns Hopkins à Baltimore, Maryland, suggèrent que l'hydrogène disparaît près de la surface de Titan.</P>
<P>Autant d'arguments en faveur de l'existence possible d'une forme de vie sur Titan. Mais comme le fait remarquer Mark Allen du Jet Propulsion Laboratory de la NASA : « l'explication biologique ne peut être que le dernier choix après que toutes les hypothèses non biologiques aient été écartées. » Sauf que pour pouvoir éliminer certaines possibilités, comme la production de glace d'acétylène dans l'atmosphère rendant indétectable cet élément à la surface du sol, il faut organiser une nouvelle mission d'exploration ou attendre un nouveau survol de Titan par la sonde Cassini.</P>
<P><EM><FONT size=1>Source : Sciences et Avenir / Crédit : NASA/JPL</FONT></EM></P>
<P><EM><FONT size=1>A la surface de Titan, il existe peut-être des créatures qui respirent de l'hydrogène et consomment de l'acétylène.</FONT></EM> </P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La diversité génétique et les écosystèmes]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-06-14 08:37 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi0gwd.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Nature, Faune & Flore&nbsp;</font></b><br>Comment sauvegarder un écosystème ? En le protégeant, en s'assurant de la prospérité des espèces qui l'habitent, mais aussi en veillant à ce que la diversité des génotypes à l'intérieur d'une population soit également conservée. C'est en tout cas la conclusion d'une étude réalisée par des scientifiques de l'Université de Washington sur le saumon « sukkai » (Oncorhynchus nerka), qui veut dire «poisson rouge» en langue amérindienne. 
<P></P>
<P>Daniel Schindler, principal auteur de l'étude, et ses assistants ont analysé l'impact de la diversité des individus dans une population de saumon rouge exploitée par les pêcheurs locaux, en Alaska, sur une période de cinquante ans. Ils démontrent que les efforts pour maintenir et promouvoir la diversité parmi les populations de saumon pourraient renforcer la résilience de l'écosystème et donc la durabilité de la pêche.</P>
<P>«La diversité des populations au sein d'une espèce est souvent négligée par les gestionnaires et les écologistes. Pourtant, en général, les taux actuels de perte de variabilité sont sans doute mille fois plus élevés que ceux des disparitions d'espèces » explique Daniel Schindler. Or la variabilité à l'intérieur d'un groupe est un gage de survie à long terme. Certains individus prospèrent quand il fait froid ou humide, d'autres quand la température est plus élevée. Chaque groupe connait ainsi un essor ou une récession en fonction des conditions environnementales.</P>
<P>«La nature a fait du très bon boulot pour gérer l'incertitude, comme le changement climatique par exemple, en produisant une grande diversité d'individus » précise Daniel Schindler. «Les populations qui s'épanouissent maintenant ne seront pas nécessairement celles qui se développeront dans quelques années.» Tant que la diversité est suffisante, la rotation entre les différents génotypes permet d'assurer la stabilité globale d'une espèce. « Nous avons donc besoin de protéger les groupes les plus faibles qui constituent une assurance pour l'avenir » conclut D. Schindler.</P>
<P>Ces résultats obtenus sur le saumon rouge pourraient être appliqués à d'autres animaux ou plantes et modifier la gestion des écosystèmes ainsi que les mesures de protection des espèces exploitées par l'Homme et menacées par le changement climatique.</P>
<P><EM><FONT size=1>Source : Sciences et Avenir / Crédit : Jackie Carter</FONT></EM></P>
<P><EM><FONT size=1>Saumon rouge.</FONT></EM></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les termites dominent la savane]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-06-14 08:43 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi0xgm.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Nature, Faune & Flore&nbsp;</font></b><br>En dépit de leur taille, les lions, éléphants ou girafes qui peuplent la savane africaine ne jouent qu'un rôle mineur quand il s'agit de façonner l'écosystème. Le véritable roi de la savane semble être le termite, cette humble créature contribue puissamment au dynamisme des plantes et des animaux. 
<P></P>
<P>Autour des termitières, la vie foisonne ! Les plantes croissent plus vite et les animaux sont plus nombreux et diversifiés et à plus grande échelle leur répartition uniforme permet de maximiser la production de biomasse des écosystèmes. C'est ce qu'a constaté Robert M. Pringle, chercheur à l'Université Harvard après une campagne d'observation au Kenya dont il fait le récit dans la revue PLoS Biology.</P>
<P>Cette découverte s'est faite un peu par hasard alors que le savant étudiait les populations de Lygodactylus (geckos) au Kenya. Il a constaté qu'autour des termitières, qui ont dans cette région environ 10 mètres de diamètre et sont espacées de 60 à 100 mètres, il y avait un nombre étonnamment élevé de geckos. Soupçonnant un lien entre les deux avec quelques collègues il a quantifié la productivité écologique de la savane par rapport à la densité de termitières.</P>
<P>Les chercheurs ont alors constaté qu'autour de chaque termitière la faune et la flore était particulièrement dense avec notamment pour les animaux un taux de reproduction plus élevé à côté des monticules édifiés par les termites. Une observation confirmée par les images satellites qui montrent que chaque termitière est au centre d'une zone d'explosion florale. Plus important encore ces termitières semblent organisées et en relation les unes avec les autres, pour Robert M. Pringle c'est un réseau optimisé pour accroitre la production de l'écosystème grâce à la distribution ordonnée des termitières.</P>
<P>Le mécanisme par lequel l'activité des termites provoque des effets profonds sur l'écosystème est complexe. Pour les chercheurs, le tamisage des sols par les insectes favorise l'infiltration de l'eau dans le sol en outre les termitières contiennent aussi des niveaux élevés de nutriments comme le phosphore ou l'azote. Ces altérations du sol semblent avoir des effets bénéfiques bien au-delà du voisinage immédiat des termitières. «&nbsp; Les termites sont généralement considérés comme des parasites, et des menaces pour la production agricole et animale. Mais la productivité - à la fois sauvage et celle des paysages façonnés par l'homme – est peut-être plus étroitement lié à la structure de ces organismes que ce qui est communément admis » détaille Robert M. Pringle.</P>
<P>Des études complémentaires doivent être réalisées pour mieux appréhender les mécanismes par lesquels les termitières interagissent avec l'environnement. A terme les chercheurs espèrent pouvoir les exploiter pour restaurer des écosystèmes dégradés.</P>
<P><EM><FONT size=1>Source : Sciences et Avenir / Crédit : Robert M. Pringle</FONT></EM></P>
<P><EM><FONT size=1>Cette image satellite montre la répartition uniforme des termitières (les grosses zones rouges) les petits point rouges correspondent à des zones de croissance rapide de plantes.</FONT></EM> </P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Comment éclatent les bulles ?]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=99&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-06-14 08:45 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=99&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi35o3.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Fondamental&nbsp;</font></b><br>De savon, de soda ou d'eau de mer, quand une bulle éclate, elle ne disparaît pas simplement mais se divise en un anneau constitué de bulles plus petites, entraînant une cascade d'éclatements de bulles. Ce phénomène universel vient d'être découvert et modélisé par des physiciens du CNRS de l'Institut de physique de Rennes (CNRS/Université Rennes 1) et des Universités de Harvard et de Princeton aux Etats-Unis. Ces travaux publiés dans la revue Nature, pourraient trouver des applications en industrie et en océanographie. 
<P></P>
<P>A l'Université de Harvard, alors qu'ils étudiaient comment s'étalent des bulles sur différentes surfaces, James C. Bird et son collègue français Laurent Courbin, ont observé les « anneaux » résultant de l'éclatement de ces bulles. Ils ont ensuite réalisé que ces anneaux étaient visibles un peu partout : dans une flaque d'eau un jour de pluie, dans l'évier quand on lave sa vaisselle, sur l'écume à la surface de l'océan… Et si ce phénomène avait déjà été observé, on ne connaissait pas son origine. <BR>Après avoir fait part de leur découverte au responsable d'équipe et co-auteur Howard A. Stone, les chercheurs ont décidé d'étudier en détail l'éclatement de bulles interfaciales, c'est à dire de bulles en contact avec une interface liquide/gaz ou solide/gaz. Ils montrent que quand elles éclatent, ces bulles se multiplient au lieu de simplement disparaître. Ce processus, qui conduit à une plus grande population de bulles de plus petite taille, est itératif et donne lieu à une cascade d'éclatements de bulles. </P>
<P>Les scientifiques français et américains ont élucidé et modélisé le mécanisme en deux temps à l'origine de ce résultat étonnant. Les expériences montrent que, lorsqu'une bulle éclate, le film liquide qui se rétracte entraîne tout d'abord la formation d'un tube courbé refermé sur lui-même (comparable à un « donut », le fameux beignet américain). Une telle structure cylindrique de fluide est instable et par la suite, elle se déstabilise en un anneau constitué de bulles environ dix fois plus petites que la bulle initiale. <BR>Ce processus d'éclatement est trop rapide pour être visible à l'œil nu. Les chercheurs l'ont filmé à l'aide d'une caméra rapide. En étudiant attentivement les différentes étapes survenant lors de l'éclatement que dévoilent ces vidéos, l'équipe de recherche a développé des simulations numériques qui reproduisent le mécanisme de repliement observé expérimentalement. </P>
<P>Les chercheurs ont également identifié les paramètres clefs du fluide qu'il convient de modifier pour maîtriser le phénomène et éventuellement le supprimer. Ces études pourraient profiter à des procédés industriels comme la production de verre, pour lesquels la présence de bulles interfaciales et leurs effets sont préjudiciables. Des procédés industriels utilisant des mousses pourraient également bénéficier de ces résultats : en effet l'éclatement et la disparition d'une bulle dans une mousse est l'un des mécanismes par lesquels elle vieillit. </P>
<P>Depuis une cinquantaine d'années on sait que lorsque de petites bulles éclatent à la surface d'un liquide, des petites gouttelettes sont projetées en l'air. C'est ce phénomène qui explique pourquoi on peut avoir le visage aspergé quand on boit un soda ! Ces travaux montrent qu'une seule grande bulle, quand elle éclate, est elle aussi à l'origine de la formation d'une multitude de petites bulles, elles-mêmes sources de projection de gouttelettes. La compréhension de ce phénomène pourrait éclairer le rôle joué par les grandes bulles interfaciales dans la formation des aérosols, et plus particulièrement des embruns. Les fines gouttelettes qui composent les embruns assurent les échanges des océans vers l'atmosphère, notamment le transport des particules marines. De plus, les petites bulles créées ont une plus grande pression interne, ce qui accroît les transferts de gaz dans le liquide ainsi que l'efficacité de production d'aérosols de gouttelettes, induits par l'éclatement. </P>
<P>Les mécanismes physiques à l'origine de l'éclatement des bulles seraient indépendants de la nature de la bulle. Les scientifiques ont en effet été surpris de constater que l'on observait la formation d'anneaux avec des liquides assez visqueux comme de l'huile et même avec des solutions jusqu'à 5000 fois plus visqueuses que l'eau. Ils vont maintenant chercher à savoir si ce phénomène s'applique à des matières plus originales comme le verre en fusion, la lave ou la boue.</P>
<P><EM><FONT size=1>Source : CNRS / Crédit : Adaptée de Bird et al. 2010 </FONT></EM></P>
<P><EM><FONT size=1>Bulle de savon (échelle: barre=1cm) qui éclate sur une surface solide et génère un anneau formé de nombreuses bulles de petite taille.</FONT></EM> </P>]]></description>
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<title><![CDATA[Les huîtres de la sécheresse]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-06-14 08:46 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi6u5s.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Terre&nbsp;</font></b><br>Lorsqu'en 1607, les colons bâtirent Jamestown, la première colonie britannique permanente d'Amérique du Nord, au bord d'une rivière, à 60 kilomètres de l'océan Atlantique, ils ne savaient pas que leur survie dépendrait des huîtres. Comme en témoignent les documents d'époque et la dendrochronologie (étude des anneaux de croissance des arbres), leur arrivée coïncida avec une forte sécheresse qui dura sept ans. Des chercheurs américains ont précisé ces conditions climatiques en analysant les restes d'huîtres que les colons avaient mangées en quantité à l'époque. 
<P></P>
<P>Durement touchés par la pénurie d'eau douce et par la famine, les colons d'une part ont creusé des puits et, d'autre part, se sont nourris d'huîtres. Une fois asséchés, les puits étaient recyclés en poubelles, où s'entassaient les coquilles d'huîtres – une aubaine pour les chercheurs du XXIe siècle.</P>
<P>Une huître n'est bonne à manger qu'après deux ans minimum de croissance, au cours desquels les variations climatiques impriment dans sa coquille en formation des changements de composition. En comparant la composition en oxygène 18 des coquilles récupérées dans un puits à celle des huîtres actuelles de la région, et en s'aidant des données historiques et archéologiques du puits, les chercheurs ont daté ces huîtres et reconstitué avec précision les conditions de sécheresse endurées par les colons en 1611 et 1612, quand ces huiîtres avaient été mangées. Ils ont en outre déterminé la provenance des huîtres : si la plupart avaient été récoltées aux abords de la colonie – la sécheresse avait augmenté la salinité de la rivière, permettant aux huîtres de prospérer en amont de l'estuaire –, les colons avaient aussi dû en rapporter de la côte.</P>
<P><EM><FONT size=1>Source : Pour la Science / Crédit : Alex Staroseltsev/Shutterstock</FONT></EM></P>
<P><EM><FONT size=1>La composition d'une coquille d'huître varie au cours de sa croissance en fonction de la salinité et de la température de l'eau, lesquelles dépendent du climat.</FONT></EM></P>]]></description>
</item>
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<title><![CDATA[Adoption sélective chez les écureuils roux]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-06-14 08:47 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edixao6.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Nature, Faune & Flore&nbsp;</font></b><br>L'écureuil roux d'Amérique ne vit pas en famille ou en clan, contrairement à d'autres mammifères, comme les lions, les éléphants ou les grands singes. Ce rongeur est un animal solitaire, défendant son territoire et n'acceptant une autre présence qu'à la saison des amours. Pourtant, à certaines occasions, une fibre familiale se réveille chez cet écureuil (Tamiasciurus hudsonicus). 
<P></P>
<P>Une équipe de chercheurs canadiens a observé plusieurs cas d'adoptions d'écureuils juvéniles ayant perdu leur mère. En une vingtaine d'années, seuls cinq cas ont été observés par ces chercheurs (Kluane Red Squirrel Project). L'adoption reste donc exceptionnelle.</P>
<P>A chaque fois, les orphelins adoptés avaient un lien de parenté assez proche avec leur mère adoptive, qui était leur tante, leur sœur ou leur grand-mère, relatent Andrew McAdam (University of Guelph, Canada) et ses collègues. Cela implique que les écureuils roux connaissent les liens de parentés avec les autres écureuils qui les entourent.</P>
<P>Les chercheurs supposent que ces rongeurs, qui fréquentent peu leurs congénères, reconnaissent les individus à leurs cris et que, lorsqu'un cri familier ne se fait plus entendre, ils vont voir ce qu'il est advenu de la portée.</P>
<P><EM><FONT size=1>Ces travaux sont publiés dans la revue Nature Communications.</FONT></EM></P>
<P><EM><FONT size=1>Source : Sciences et Avenir / Crédit : Dennis Fast KCA/Sipa</FONT></EM></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le processus de défense des plantes]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-06-14 08:49 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/ediipu3.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Nature, Faune & Flore&nbsp;</font></b><br>D'après les résultats d'une recherche financée par l'UE, les plantes se battent chaque jour contre leurs ennemis, cependant, on constate des différences en termes d'efficacité de leurs tactiques de défense au sein des espèces et entre elles. Les scientifiques, dirigés par l'institut Max Planck de biologie développementale en Allemagne, ont découvert qu'une plante peut succomber à une infection bactérienne alors que sa voisine parviendra à fleurir tout à fait normalement. Cependant, la résistance à la maladie a un prix. Les résultats de l'étude ont été publiés dans la revue Nature. 
<P></P>
<P>Les plantes se défendent d'une multitude de façons : elles peuvent développer des épines, produire des odeurs nauséabondes et même déclencher leur système immunitaire pour éloigner les bactéries. Mais les scientifiques ont découvert que les plantes résistantes à la maladie se développent bien moins rapidement et de façon bien plus passive que leurs homologues vulnérables lorsqu'elles ne sont pas menacées par des ennemis, tels que des animaux et des microbes. Par exemple, la plante robuste A. thaliana (plus connue sous le nom d'arabette des dames) produit seulement quelques feuilles et devient léthargique lorsqu'elle n'est pas confrontée à ses ennemis.</P>
<P>Avec ses collègues, le professeur Detlef Weigel du département de biologie moléculaire de l'institut Max Planck de biologie développementale a réussi à identifier une variante du gène ACD6 (de l'anglais accelerated cell death 6), un acteur important dans la lutte contre les prédateurs. Ce gène donne aux plantes les munitions dont elles ont besoin pour survivre. Plus spécifiquement, la variante du gène encourage les plantes à produire des quantités plus importantes de substances chimiques mortelles qui tuent les microbes, ainsi que des molécules de signalisation qui stimulent le système immunitaire.</P>
<P>« L'alliance de la génétique précoce et d'études d'association à l'échelle du génome nous a permis de démontrer que la diversité allélique d'un seul locus, ACD6, sous-tend les différences pléiotropiques dans la croissance végétative ainsi que la résistance aux infections microbiennes et aux herbivores parmi les souches naturelles d'A. thaliana », écrivent les scientifiques.</P>
<P>D'après leurs résultats, un allèle hyperactif d'ACD6 (une autre forme d'un gène situé à un lieu précis sur un chromosome spécifique) renforce la résistance à divers pathogènes de plantes mais freine également la production de nouvelles feuilles et réduit la biomasse des feuilles développées.</P>
<P>« Nous pourrions montrer que ce gène rend les plantes résistantes aux pathogènes, mais en même temps il ralentit la production de feuilles et limite la taille des plantes ; aussi ces plantes sont-elles toujours plus petites que celles ne disposant pas de cette variante », expliquait le professeur Weigel. « Mais dès qu'elles sont attaquées, les plantes possédant cette variante spécifique ACD6 ont un avantage par rapport aux versions normales des plantes. L'inconvénient est que, dans certains lieux ou certaines années où les ennemis sont rares, elles sont pénalisées et sont perdantes par rapport aux plus grandes plantes. »</P>
<P>Les scientifiques déclaraient que les plantes plus petites produisent moins de graines, ce que se traduira à terme par une lignée plus restreinte. « Comme dans notre société, tout a un coût dans la nature », concluait le professeur Weigel.</P>
<P><EM><FONT size=1>Source : Notre Planète Info / Crédit : David Joly</FONT></EM></P>
<P><EM><FONT size=1>Arabette des dames.</FONT></EM><BR></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Mutation du plancton marin]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=95&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-06-06 11:33 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=95&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi7onu.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Environnement & Société&nbsp;</font></b><br>Le programme Continuous Plankton Recorder basé à Plymouth en Angleterre suit tous les mois, depuis 1946, la présence et l'abondance de près de 450 espèces planctoniques dans l'océan Atlantique Nord. L'équipe dirigée par Grégory Beaugrand du Laboratoire d'Océanologie et de Géosciences (CNRS/Université Lille 1/Université du Littoral-Côte d'Opale, Wimereux) a analysé les 97 millions de données issues de ce programme. Les chercheurs se sont particulièrement intéressés à la diversité taxonomique de certains groupes clés de phytoplancton, les dinoflagellés et les diatomées, et de zooplancton, les copépodes qui assurent le transfert entre les producteurs primaires (le plancton végétal) et les niveaux trophiques supérieurs. Leurs analyses révèlent pour la première fois que le réchauffement des températures s'est accompagné d'une augmentation de la biodiversité de ces groupes planctoniques dans l'océan Atlantique Nord et d'une diminution de 25 à 33% de la taille moyenne des copépodes, dont une centaine d'espèces peuple cette partie de l'océan. La taille de ces organismes est en effet passée d'une moyenne de 3-4 mm à 2-3 mm dans certaines régions situées à la limite entre les systèmes tempérés et polaires. 
<P></P>
<P>Les chercheurs se sont alors intéressés aux conséquences de cette évolution surprenante. Ils ont ainsi montré que la diminution de la taille moyenne des copépodes, qui assure le transfert du dioxyde de carbone atmosphérique depuis la surface jusqu'au fond des océans à travers la chaîne alimentaire, pourrait induire une diminution, non encore quantifiable, du piégeage du carbone atmosphérique par l'océan Atlantique Nord, lequel contribue pour un quart au prélèvement total du carbone atmosphérique par l'océan mondial. Cet affaiblissement du puits de carbone dans l'océan Atlantique Nord viendrait alors s'ajouter à celui prévu par les modèles biogéochimiques, à savoir que l'augmentation de la température accroîtra la stratification thermique de la colonne d'eau, ce qui rendra plus difficile l'arrivée des sels nutritifs depuis les couches profondes jusqu'à la surface et finalement provoquera une diminution de la productivité marine. Ils ont également mis en évidence une circulation plus rapide du carbone biogénique, d'organismes à organismes à l'intérieur du réseau trophique, traduisant une augmentation du métabolisme de l'écosystème, ce qui est tout à fait cohérent avec le fait que plus un organisme est petit, plus il se développe et meurt rapidement.</P>
<P>Enfin, en utilisant les données issues de modèles permettant d'évaluer la probabilité de présence des morues en fonction des caractéristiques de leur environnement, ils ont trouvé une relation inverse entre la diversité taxonomique du zooplancton et la probabilité de présence des morues. Ainsi, l'augmentation de la diversité du zooplancton et la diminution de sa taille se traduirait par une diminution de la présence des morues en Atlantique Nord, un phénomène qui amplifierait l'effet de la surexploitation par la pêche de ce poisson subarctique.</P>
<P>Cette étude révèle ainsi qu'une augmentation de la biodiversité taxonomique, souvent vue comme avantageuse au sens large du fonctionnement écosystémique, pourrait, si elle est généralisable à l'ensemble de l'océan mondial, altérer temporairement certaines fonctions importantes pour l'homme, telles que la régulation du dioxyde de carbone et l'exploitation des ressources marines. Cette augmentation, jamais constatée à une aussi grande échelle spatiale, constitue l'empreinte d'un bouleversement structurel profond des systèmes biologiques en Atlantique Nord en réponse à l'augmentation des températures.</P>
<P><EM><FONT size=1>Source : CNRS / Crédit : Royal Society Research Fellow at the University of Plymouth, Richard Kirby </FONT></EM></P>
<P><EM><FONT size=1>Larves de crabes, copépodes et euphausiaces.</FONT></EM></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Un mur végétal dépolluant dans une gare SNCF]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=95&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-06-06 11:37 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=95&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edip83l.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Environnement & Société&nbsp;</font></b><br>Installé dans le pôle Alsace de la gare de Magenta (ligne E du RER), ce mur végétal de 70 m² (14 m x 5 m) pour 17,5 tonnes domine les 70 000 voyageurs quotidiens qui empruntent la gare. Ce projet a été réalisé par la jeune société lyonnaise Canevaflor, experte en murs végétalisés, à l'initiative de Transilien SNCF. 
<P></P>
<P>Selon Antoine Debievre, responsable de la communication de Transilien SNCF, l'objectif premier de ce mur végétal est d'intégrer ostensiblement du végétal dans un espace très fréquenté. En positionnant ce mur végétal à 8 m au dessus des usagers de la gare, la SNCF répond à un besoin de verdure tout en assurant la sécurité de l'installation qui n'est pas accessible par les voyageurs. La gare RER de Magenta a été choisie en raison de la présence de grands volumes et de murs peu encombrés.</P>
<P>Un mur végétal dépollueur<BR>Grâce à un système perfectionné et robuste de pompes aspirantes, l'air ambiant de la gare est capté et envoyé dans le terreau, qui piège les poussières et les particules gazeuses diverses. Les particules polluantes se fixent dans le substrat qui joue le rôle de filtre. La dépollution est effectuée par biofiltration grâce à l'action des micro-organismes présents dans le substrat et par l'action assainissante des plantes et de leurs racines. A ce titre, le mur végétal associe plus de 3000 plantes dépolluantes de 31 espèces végétales différentes dont les effets purificateurs sont notamment reconnus par le CSTB, souligne Antoine Debievre.</P>
<P>Voici quelques unes des espèces qui peuplent ce mur :</P>
<P>- La plante araignée (Chlorophytum comosum) absorbe le monoxyde de carbone, le formaldéhyde, le toluène et le xylène.<BR>- Le lierre (Hedera helix)absorbe le formaldéhyde et le xylène.<BR>-&nbsp;Le jasmin (Jasminum polyanthemum) fleurit en grappes d'étoiles blanches et diffuse un parfum enivrant. Cette plante grimpante fleurit entre mars et juin.<BR>- La fougère de Boston (Nephrolepis exaltata) dépollue et améliore le degré d'hygrométrie (l'humidité) de l'air environnant.<BR>- Le philodendron (Philodendron scandens) absorbe le formaldéhyde et le trichloréthylène et a un très bon coefficient d'absorption des sons.<BR>Si l'air intérieur de la gare est globalement moins pollué que l'air extérieur exposé au trafic automobile, l'usure des chaussures des 70 000 usagers quotidiens et le trafic ferroviaire émettent des particules. De plus, les produits d'entretien de la gare rejettent des polluants comme les dangereux formaldéhydes, hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et composés organiques volatils (COV).</P>
<P>Les deux pompes devraient être mises en route à la fin du mois de juin 2010, un délai nécessaire pour s'assurer que dans un premier temps, les plantes s'acclimatent bien à leur support et lieu de vie.</P>
<P>Outre ses qualités esthétiques et dépolluantes, le mur végétal de la gare RER de Magenta permet de lutter contre l'assèchement de l'air grâce à l'évapotranspiration (transpiration et évaporation) des plantes.</P>
<P>Un entretien limité<BR>Ce mur végétal est pratiquement autonome et ne nécessite qu'une simple irrigation autorégulée. De plus, celle-ci est relativement économe en eau vu l'épaisseur du substrat (30 cm) qui assure une bonne rétention de l'eau. Ainsi, aucun intrant supplémentaire (pesticides ou engrais) n'est utilisé pour assurer la croissance des plantes.<BR>De plus, comme en témoignent des expériences précédentes, le mur ne devrait pas souffrir de l'apparition d'autres espèces invasives.</P>
<P>Enfin, ce mur, terminé depuis le mois de mars 2010, nécessitera trois tontes annuelles afin de maintenir la croissance des plantes entre 40 et 60 cm suivant la saison précise Agnès Mandon, directrice R&amp;D de Canevaflor.</P>
<P>Vers des espaces publics aux murs végétalisés ?<BR>Ce dispositif, d'un coût de 150 000 euros entièrement supporté par la SNCF, demeure expérimental et doit faire la preuve de son efficacité. Ceci, à la fois sur le confort des usagers mais aussi sur sa capacité à diminuer la pollution de l'air intérieur. A cette fin, des mesures de qualité de l'air ont été réalisées avant son installation et seront comparées à de nouvelles mesures qui seront réalisées dans un an.</P>
<P>Si les résultats attendus sont prometteurs, on pourrait imaginer des murs végétaux directement au dessus des quais souterrains de la SNCF et de la RATP où les concentrations en particules sont très élevées malgré l'inventivité et les efforts des gestionnaires du réseau ferré.<BR>Il est vraisemblable que d'autres réalisations semblables voient le jour dans d'autres espaces confinés à caractère ferroviaire si les tests de la gare de Magenta s'avèrent concluants conclue la SNCF.</P>
<P>Au final, le mur végétal assure un "bouquet" de bénéfices pour le confort et l'environnement : régulation de l'humidité et de la chaleur, atténuation du bruit, filtrage de la pollution de l'air, augmentation de la biodiversité, amélioration du confort et de l'esthétisme de la gare. Beaucoup de bonnes raisons pour que cette idée s'applique plus largement à d'autres espaces accueillant du public et qui souffrent d'une mauvaise qualité de l'air : écoles, hôpitaux, entreprises, parkings...</P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Notre Planète / Crédit : Christophe Recoura - SNCF</EM></FONT></P>]]></description>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Sensibilité et conscience des éléphants]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-06-06 11:41 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=93&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi40ro.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Nature, Faune & Flore&nbsp;</font></b><br>Avec les grands singes et les dauphins, les éléphants sont de ceux qui ont conscience d'eux-mêmes. Les histoires et anecdotes qui illustrent leur sensibilité exceptionnelle sont nombreuses, souvent émouvantes, toujours étonnantes... 
<P></P>
<P>Conscience de soi... et des autres<BR>Depuis 2006, on sait que comme les chimpanzés, les gorilles, les orangs-outans ou encore les dauphins, les éléphants se reconnaissent dans un miroir. Une éléphante a même réussi le test de Gallup qui prouve de manière irréfutable la conscience de soi en inspectant une marque peinte sur son front. Mais les éléphants ne s'intéressent pas qu'à eux-mêmes. Des observations faites sur le terrain et en captivité montre leur incroyable capacité d'empathie à l'égard de leurs congénères. Marc Bekoff, un éthologue réputé, rapporte ainsi l'histoire de Babyl, une éléphante estropiée vivant dans une réserve au Kenya. Depuis maintenant des années, elle marche très lentement et son groupe l'attend... Ils marchent et s'arrêtent quand cela est nécessaire. Il arrive même que la matriarche la nourrisse.</P>
<P>Des liens ténus<BR>Les liens qui unissent les membres d'un troupeau d'éléphants sont particulièrement ténus. Ils se protègent les uns les autres, et ne s'oublient pas. En 2006, en Inde, une éléphante s'est noyée dans un fossé d'irrigation et a été rapidement enterrée par les habitants du village voisin. Mais son groupe l'a cherchée pendant plus de 3 jours dans le village, en dévastant tout sur son passage. Lors d'un voyage au Bostwana, Pierre Pfeffer, zoologiste français et spécialiste des éléphants, a quant à lui assisté aux retrouvailles d'une mère et de son fils qui ne s'étaient pas vus depuis des années car du fait de leur sexe, ils appartenaient à des groupes différents. En le voyant, « la mère, soudain, quitta sa troupe pour se précipiter vers lui en barrissant joyeusement. »</P>
<P>La perception de la mort<BR>Les éléphants sont réputés avoir un comportement particulier lors de la mort de l'un de leurs proches. Cynthia Moss, une spécialiste des éléphants d'Afrique, rapporte&nbsp; «qu'à plusieurs reprises, [ils l'entourent] en manifestant tous les signes de la tristesse et, s'il ne bouge toujours pas, ils s'arrêtent, hésitants. Ils se retournent alors vers l'extérieur, la trompe pendante. Au bout d'un moment, ils évoluent de nouveau en cercle, puis se replacent dos à dos [...] » puis « ils arrachent des branches et des touffes d'herbes à la végétation environnante et les lâchent sur le cadavre ou les posent autour de lui » . Des expériences ont même prouvé que les éléphants reconnaissaient les ossements de leur espèce et s'y intéressaient particulièrement. Cynthia Moss relate à ce propos le cas d'une vieille femelle qui traversait chaque jour le centre de recherche où elle travaillait et s'arrêtait systématiquement devant le même crâne, pour le palper, le humer, le toucher délicatement du pied... C'était celui de l'une de ses filles morte deux ou trois ans auparavant...</P>
<P>Tant de sensibilité et de conscience permettent de mieux comprendre pourquoi l'exploitation des éléphants est susceptible de leur causer tant de souffrances. Contraints par la force, séparés de ceux à qui ils tiennent, ils souffrent et se morfondent...</P>
<P><FONT size=1><EM>Source : One voice / Crédit : Carine Van de velde</EM></FONT><BR></P>]]></description>
</item>
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<title><![CDATA[Croissance de la graine dans le noyau de la Terre]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-06-06 11:43 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi9471.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Terre&nbsp;</font></b><br>La graine, partie solide du noyau de la Terre, présente une asymétrie de ses propriétés sismiques entre deux hémisphères Est et Ouest. Des chercheurs du Laboratoire "Dynamique Terrestre et Planétaire" (INSU-CNRS, OMP) à Toulouse et du CEREGE (INEE-INSU-CNRS) à Aix-Marseille proposent, dans une publication à Science, un modèle original. Le mode de croissance dissymétrique de la graine impliquerait une translation d'Ouest en Est entraînée par une cristallisation du fer sur l'hémisphère Ouest et sa fusion sur l'hémisphère Est. Ce mouvement de translation, entretenu par le refroidissement séculaire de la Terre, génère une distribution asymétrique de la taille des grains de fer qui grossissent au cours de leur transit. Ce modèle s'appuie sur de nouvelles données sismologiques et sur le calcul de la vitesse et de l'atténuation des ondes sismiques se propageant dans des agrégats de fer. 
<P></P>
<P>La graine est la structure la plus profonde de la Terre. Cette sphère de 1220 km de rayon est constituée d'un alliage solide de fer et de nickel, qui au cours du refroidissement de la Terre cristallise et grossit au dépend du noyau liquide qui l'entoure. Inaccessible, la graine reste énigmatique à bien des points de vue. Une de ses propriétés les plus étranges est l'asymétrie qu'elle présente entre ses faces Ouest et Est. En effet, les ondes sismiques qui traversent les 100 premiers kilomètres sont plus lentes et moins atténuées en parcourant l'hémisphère Ouest centré sur l'Amérique qu'en parcourant l'hémisphère Est centré sur l'Indonésie.</P>
<P>L'étude présentée ici, montre à partir de nouveaux enregistrements sismologiques que cette anomalie hémisphérique s'organise autour d'un axe de symétrie traversant la Terre dans le plan équatorial. La vitesse et l'atténuation* des ondes sismiques sont minimales sous une région localisée à l'aplomb de Quito en Équateur, elles augmentent progressivement pour atteindre des valeurs maximales aux antipodes, sous Padang en Indonésie. Quelle peut être la cause physique de ces variations ? </P>
<P>Dans la graine, les ondes sismiques sont atténuées par des obstacles qui renvoient une partie de leur énergie en dehors de la direction moyenne de propagation. Ces obstacles sont les grains de fer eux mêmes ! En effet, dans la graine superficielle, les grains de fer très anisotropes sont orientés dans toutes les directions. Lorsque que l'onde sismique passe d'un grain à un autre, elle est affectée par d'importantes variations de propriétés élastiques et l'énergie sismique est alors fortement diffusée. On parle de diffusion multiple. Ainsi l'anisotropie ouest-est de la graine, peut-elle être interprétée en terme de propriété des grains de fer, et en particulier de leur taille.</P>
<P>À partir d'un modèle de diffusion multiple, l'équipe a pu calculer la taille de ces grains de fer : environ 500 m dans l'hémisphère Ouest et 5 à 10 km dans l'hémisphère Est. Cette taille de grains peut sembler élevée, mais elle reste compatible avec les modèles classiques de croissance cristalline décrits en métallurgie. La croissance des grains étant directement reliée au temps écoulé pour les former, les observations sismiques suggèrent donc que les grains sont plus jeunes à l'Ouest qu'à l'Est. </P>
<P>Pour expliquer cette particularité, les auteurs proposent un modèle où les grains qui constituent la graine migrent en permanence d'Ouest en Est. Cristallisés à l'Ouest à partir du noyau liquide, ils traversent la graine vieillissant et grossissant à la fois, jusqu'à atteindre le bord opposé et fondre en franchissant la limite avec le noyau liquide.</P>
<P>Le moteur de ce processus est le refroidissement du noyau, lié au refroidissement de la Terre elle-même. On estime que le noyau liquide, brassé par des courants de convection très vigoureux, se maintient dans des conditions telles que toute baisse de sa température en surface (c'est-à-dire au contact du manteau) se répercute à sa base, à la surface de la graine où des grains de fer peuvent cristalliser. Dans la partie solide, l'évacuation de chaleur par la seule conduction est moins efficace et peut laisser l'intérieur de la graine suffisamment chaud pour que celle-ci soit gravitationnellement instable. Les conditions de cette instabilité sont favorisées par un taux de refroidissement séculaire important, correspondant à une graine relativement jeune, âgée de seulement 1 à 2 milliards d'années. Si la graine se trouve dans cet état, la moindre dissymétrie de cristallisation à sa surface engendrera un déplacement de son centre de masse vers le coté le plus dense, c'est-à-dire celui qui cristallise davantage. En fait, comme la position d'équilibre du centre de masse de la graine coïncide avec celui de la Terre, c'est toute la graine qui se translate, plaçant la face du côté dense et celle qui lui est opposée dans des conditions thermodynamiques telles que la première cristallise et la seconde fond. Ainsi, la dissymétrie de cristallisation et le mouvement se trouvent amplifiés. </P>
<P>Il s'agit là d'un mode de convection très particulier, car il se produit sans déformation. Selon ce modèle, le déplacement est une simple translation . La graine grossit sur une face et fond de l'autre et c'est le processus de cristallisation-fusion qui contrôle la vitesse de la translation. Les auteurs ont pu évaluer qu'il était au moins trois fois supérieur au taux moyen de cristallisation de la graine, soit supérieur à 1,5 mm/an.</P>
<P>La principale conséquence de ce processus est que le fer dans la graine est perpétuellement renouvelé. Non seulement son âge n'est pas partout le même (il est plus jeune à l'Ouest), mais il est souvent plus jeune que la graine elle-même. </P>
<P><EM><FONT size=1>Source : CNRS / Crédit : D. Scornet</FONT></EM></P>]]></description>
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<title><![CDATA[L'évolution de la multicellularité ]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-06-06 11:45 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=100&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi5ge1.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Terre&nbsp;</font></b><br>Les chercheurs d'un réseau international coordonné par des scientifiques de la Station Biologique de Roscoff viennent de découvrir, grâce à l'analyse du génome d'Ectocarpus siliculosus, une famille de récepteur kinases qui a potentiellement joué une rôle clé dans le passage d'un mode de vie unicellulaire à un mode de vie multicellulaire chez les algues brunes. Leurs travaux ont été publiés sur le site de la revue Nature le 3 juin 2010. 
<P>Les algues brunes appartiennent au club très fermé des groupes phylogénétiques pour lesquels un développement multicellulaire complexe aboutit à des organismes macroscopiques immédiatement identifiables par leur morphologie, tel les animaux, les plantes supérieurs, les champignons et les algues rouges. Chacun de ces groupes phylogénétiques a acquis la multicellularité indépendamment des autres et chacun d'entre eux peut ainsi être considéré comme une « expérience » évolutive en biologie du développement. En principe, l'analyse comparative de ces groupes phylogénétiques pourrait apporter un nouvel éclairage sur cette importante transition évolutive qu'est l'acquisition de la multicellularité. </P>
<P>Cependant, deux facteurs compliquent de telles analyses. Tout d'abord, les séquences des génomes de certains groupes, comme celui des algues, ne sont pas encore disponibles. A ce sujet, le Genoscope et les chercheurs d'un réseau international coordonné par J. Mark Cock à la Station Biologique de Roscoff (UMR 7139, Végétaux Marins et Biomolécules) viennent de faire un pas en avant en dévoilant les séquences du génome de l'algue brune Ectocarpus siliculosus. Ensuite, le passage à la multicellularité dans les différents groupes s'étend sur plus d'un milliard d'années, ce qui complique considérablement les possibilités de comparaisons entre les groupes. </P>
<P>De manière étonnante donc, il semble que des innovations moléculaires similaires se soient produites indépendamment dans des lignées multicellulaires n'ayant aucun rapport entre elles. En effet, l'analyse du génome d'Ectocarpus siliculosus indique que l'émergence d'une famille de récepteurs kinase pourrait avoir joué un rôle important dans le passage à un mode de vie multicellulaire. Cette observation est remarquable car des familles similaires de récepteurs kinase ont évolué indépendamment chez les animaux et les plantes supérieures, et dans les deux cas, ces familles semblent avoir eu des rôles importants dans l'émergence de la multicellularité à l'intérieur de chaque groupe.</P>
<P>L'analyse du génome d'Ectocarpus est la première étape d'un programme qui a pour but la compréhension de la biologie du développement des algues. Ce travail devrait non seulement améliorer notre connaissance des écosystèmes côtiers, tels que les splendides forêts sous-marines de laminaires, mais pourrait également nous apporter les clés de la compréhension de nos propres origines.</P>
<P><FONT size=1><EM>Source : CNRS / Crédit : D. Scornet </EM></FONT></P>
<P><FONT size=1><EM>Le génome de l'algue brune multicellulaire Ectocarpus vient tout juste d'être séquencé.</EM></FONT> </P>]]></description>
</item>
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<title><![CDATA[Des roches carbonatées sur Mars]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-06-06 11:48 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edicl1b.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Espace&nbsp;</font></b><br>Grâce au robot explorateur Spirit, on a peut-être identifié un petit coin de la planète Mars où il faisait bon vivre... il y a longtemps. Du moins un endroit où il y avait de l'eau, une eau favorable au développement de formes de vie. Des carbonates ont en effet été découverts dans les analyses de roches réalisées par Spirit sur un affleurement appelé Comanche, sur les Columbia Hills, près du cratère Gusev. 
<P></P>
<P>Un milieu favorable à la vie<BR>Les roches carbonatées sont recherchées depuis longtemps sur la planète Mars. Les carbonates se forment lorsque des roches volcaniques sont baignées par de l'eau et du gaz carbonique. Si l'eau est acide, les carbonates de dissolvent. Leur présence est donc une preuve de l'existence d'un milieu neutre, plus favorable à l'apparition de la vie que les eaux acides dont Opportunity a retrouvé la trace sur Meridiani Planum.</P>
<P>La sonde américaine Mars Reconnaissance Orbiter a repéré pour la première fois une quantité significative de carbonates l'année dernière, trahissant la présence passée de poches d'eau non acide dans la cuvette de Nili Fossae.</P>
<P>Dépoussiérer l'instrument<BR>En analysant les données envoyées par Spirit fin 2005, Richard Morris (University State of Arizona) et ses collègues ont découvert des roches contenant en moyenne 25% de carbonates (intervalle de 16 à 34%), ce qui est beaucoup plus que pour les précédentes observations.</P>
<P>Il aura fallu beaucoup de temps aux scientifiques pour tirer profit des analyses de l'affleurement Comanche. En effet, les données obtenues avec trois instruments de Spirit étaient peu lisibles. L'un des instruments, le Mini-TES (spectromètre d'émission thermique), avait été recouvert de poussières lors d'une tempête martienne. Les chercheurs ont du mettre au point une méthode pour "dépoussiérer" les données avant de conclure qu'ils avaient bien sous les yeux des carbonates de magnésium et de fer.</P>
<P><EM><FONT size=1>Source : Sciences &amp; Avenir / Crédit : NASA/JPL/Cornell University</FONT></EM></P>]]></description>
</item>
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<title><![CDATA[Entraînez-vous comme un astronaute]]></title>
<link><![CDATA[http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1]]></link>
<pubDate>2010-06-06 11:50 +0100</pubDate>
<description><![CDATA[<a href=http://www.maka-protected.com/ecran.php?P=news&M=71&M1=94&M2=0&SkipIntro=1><img src="http://www.maka-protected.com/image_clt/edi4157.jpg" border="0" height="110" width="110"  align="top"></a><br><br><font color="#006699">Rubrique : <b>Actualités&nbsp;Espace&nbsp;</font></b><br>En janvier 2011 et durant six semaines des centaines d'élèves dans le monde vont avoir un coin d'espace dans leur salle de classe. Au programme, une dizaine d'heures de cours par semaine réparties entre travaux théoriques et exercices physiques. A l'origine de cette initiative, l'ESA veut ainsi contribuer à l'amélioration de la santé publique en promouvant des comportements plus sains chez les plus jeunes. Il s'agit d'une initiative mondiale appuyée par l'ESA et les agences spatiales nationales d'Autriche, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Espagne, Royaume-Uni et États-Unis. 
<P></P>
<P>Les équipes, constituées d'enfants âgés de 8-12 ans devront réaliser un certain nombre de défis physiques et apprendre quelques notions hygiéno-diététiques de base. Chaque pays participant pourra organiser cette compétition comme il le souhaite, des scores seront attribués après les exercices et le classe gagnante de chaque pays sera invitée à une journée de formation dans un centre spatial. Tous les classes participantes auront également la possibilité de rencontrer un astronaute.</P>
<P>Un site Internet permettra aux équipes de télécharger les résultats, télécharger du matériel pédagogique, vérifier les résultats et partager des commentaires. Les enseignants intéressés peuvent adresser leur candidature et celle de leur classe avant le 7 juin sur le site de </P>
<P><FONT size=1><EM>Source : Sciences &amp; Avenir / Crédit : NASA</EM></FONT></P>
<P><FONT size=1><EM>Illustration de la campagne s'entrainer comme un astronaute NASA.</EM></FONT></P>]]></description>
</item>
</channel>
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